31 mai 2017 / 10:29 / il y a 5 mois

Italie: Des banques risquent 10 milliards d'euros de dépréciations de plus

ROME (Reuters) - Les banques italiennes les plus en difficulté, qui risquent donc de devoir revendre rapidement leurs créances douteuses, s‘exposent à devoir constituer une dizaine de milliards d‘euros de dépréciations supplémentaires, a déclaré mercredi Ignazio Visco, le gouverneur de la Banque d‘Italie.

Les banques italiennes les plus en difficulté, qui risquent donc de devoir revendre rapidement leurs créances douteuses, s'exposent à devoir constituer une dizaine de milliards d'euros de dépréciations supplémentaires, a déclaré mercredi Ignazio Visco, le gouverneur de la Banque d'Italie. /Photo d'archives/REUTERS/Ruben Sprich

Les créances douteuses des banques, hors provisions, représentaient 81 milliards d‘euros fin 2016. Celles des banques qui risquent d‘être obligées par les autorités, en particulier la Banque centrale européenne (BCE), de les revendre rapidement sur le marché s‘élevaient à 20 milliards d‘euros, a ajouté Visco.

“Si elles étaient revendues aux prix très bas proposés par quelques gros intervenants spécialisés du marché, à l‘affût de rendements très élevés, le montant de provisions additionnelles serait de l‘ordre de 10 milliards d‘euros”, a-t-il expliqué, lors de l‘assemblée annuelle de la Banque d‘Italie à Rome, ajoutant être partisan de la création d‘une structure européenne de défaisance (“bad bank”) financée par des deniers publics.

Rome négocie avec Bruxelles une aide publique pour trois banques, Monte dei Paschi di Siena, Banca Popolare di Vicenza et Veneto Banca, aide conditionnée à la disparition de leur bilan de milliards d‘euros de créances douteuses.

Les négociations sont particulièrement difficiles pour les deux derniers établissements, la Commission européenne exigeant une injection de fonds privés d‘un milliard d‘euros avant de débloquer la moindre aide publique.

Ignazio Visco a par ailleurs déclaré que quitter la zone euro n‘aiderait en rien l‘Italie à résoudre ses problèmes économiques, estimant que Rome devrait tirer parti d‘une reprise économique modeste pour assainir les finances publiques et réduire une dette qui est “une grave source de vulnérabilité, pesant sur l‘économie du pays”.

La dette italienne représente 132% du PIB, la plus élevée de la zone euro après celle de la Grèce.

La Ligue du Nord, une formation politique de droite, prône une sortie de la zone euro, tandis que le Mouvement 5 Etoiles, le plus populaire des partis selon certains sondages, veut qu‘un référendum soit organisé à ce sujet.

Des élections législatives doivent avoir lieu en Italie dans les 12 mois et peut-être dès cet automne.

Silvia Aloisi et Gavin Jones, Wilfrid Exbrayat pour le service français

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