30 mai 2017 / 16:53 / il y a 3 mois

L'Europe clôture en baisse, indicateurs et risque politique pèsent

Les Bourses européennes ont terminé en baisse mardi, et Wall Street évolue dans le rouge. À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,5% à 5.305,94 points, pénalisé en outre par le détachement du dividende de BNP Paribas. A Londres, le Footsie britannique a cédé 0,28% et le Dax allemand a reculé de 0,24%. /Photo d'archives/Kai Pfaffenbach

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse mardi, et Wall Street évolue dans le rouge, les investisseurs digérant plusieurs indicateurs macro-économiques en amont des réunions monétaires des banques centrales le mois prochain, alors même que le risque politique resurgit en Europe.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,5% à 5.305,94 points, pénalisé en outre par le détachement du dividende de BNP Paribas. A Londres, le Footsie britannique a cédé 0,28% et le Dax allemand a reculé de 0,24%.

L'indice EuroStoxx 50 s'est replié de 0,5%, le FTSEurofirst 300 de 0,23% et le Stoxx 600 de 0,19%.

A Wall Street, les indices boursiers évoluent en légère baisse à la clôture des marchés européens, l'indice S&P 500 cédant 0,1%. Les investisseurs américains assimilent plusieurs statistiques ressortis mitigées outre-Atlantique : les dépenses de consommation aux Etats-Unis et l'inflation calculée sur une base mensuelle ont rebondi en avril, mais l'indice avancé du Conference Board sur la confiance du consommateur a montré une dégradation en mai. et

Ces indicateurs ont pesé sur le dollar, en baisse face à un panier de devises de référence, et face à l'euro.

La devise européenne, qui a brièvement dépassé en séance le seuil de 1,12 dollar, a aussi profité de la perspective d'un discours moins accommodant de la Banque centrale européenne (BCE) lors de sa prochaine réunion du 8 juin.

Plusieurs sources ont indiqué à Reuters que la banque centrale établirait sans doute à cette occasion un diagnostic un peu moins réservé sur la situation économique et irait même jusqu'à évoquer la possibilité de revenir en partie sur son engagement d'être encore plus accommodante si la situation le justifiait.

Le ralentissement plus marqué que prévu de l'inflation en mai en Allemagne devrait toutefois atténuer les pressions qui s'exercent sur la BCE en faveur d'un début de normalisation de sa politique monétaire ultra-accommodante.

Le sentiment de marché a par ailleurs été pénalisé par les craintes entourant la tenue de plus en plus probable d'élections législatives anticipées en Italie.

"Si le terme 'élections' suffit à susciter la prudence des marchés, les investisseurs devraient évacuer rapidement l'hypothèse d'un 'Italexit', un sujet qui ne devrait pas être sur la table dans les prochains mois", juge Tangi Le Liboux, analyste marchés chez Aurel BGC.

"Le rejet du populisme, de manière nette aux Pays-Bas et de peu en France, reste un acquis très significatif pour les marchés et qui ne sera pas remis en cause par une nouvelle séquence électorale en Italie", estime-t-il.

Les craintes sur l'organisation d'un scrutin dès l'automne, plutôt qu'au printemps 2018, ont néanmoins continué de peser sur les prix des obligations souveraines italiennes. Le rendement de l'emprunt à 10 ans a ainsi augmenté à plus de 2,17%.

A Milan, le FTSE MIB a pris 0,15%, après avoir chuté de 2% lundi. De son côté, l'indice PSI 20 a bondi de 1,02% avec l'envolée de la banque portugaise Montepio (+46,23%). Selon un opérateur de marché, cette envolée pourrait être liée à des spéculations concernant la prochaine arrivée éventuelle d'un nouvel actionnaire portugais.

Lanterne rouge du Stoxx 600, le suisse Aryzta a chuté de 7,96% après l'abandon de ses prévisions, les analystes s'inquiétant également des pressions persistantes sur les marges du groupe de boulangerie industrielle.

A Paris, Bureau Veritas (-2,66%) a accusé le plus fort repli du SBF 120 après l'abaissement du conseil de Kepler Cheuvreux.

A l'inverse, Publicis (+2,82%) s'est distingué à quelques jours de la passation de pouvoir entre Maurice Lévy et Arthur Sadoun à la tête du groupe.

Ryanair a grimpé de 3,77% après avoir annoncé un bénéfice annuel record, alors même qu'un de ses principaux concurrents British Airways, filiale d'IAG (-1,38%), a dû faire face ces derniers jours à une panne informatique géante qui a fortement affecté son trafic et mis à mal sa réputation.

Sur les marchés pétroliers, les cours du brut évoluent en nette baisse, les investisseurs doutant de l'efficacité de la réduction prolongée de la production de l'Opep et de certains autres pays producteurs pour soutenir les prix.

Blandine Hénault, avec Sergio Gonçalves, édité par Wilfrid Exbrayat

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