22 mai 2017 / 05:01 / il y a 7 mois

Dassault compte définir fin 2017 son prochain jet Falcon

GENEVE (Reuters) - Dassault Aviation devrait définir fin 2017 à quoi ressemblera son nouveau jet Falcon, le troisième modèle lancé par le constructeur depuis le début de la décennie malgré un marché des jets manquant encore de tonus.

Dassault Aviation devrait définir fin 2017 à quoi ressemblera son nouveau jet Falcon, le troisième modèle lancé par le constructeur depuis le début de la décennie malgré un marché des jets manquant encore de tonus. /Photo d'archives/REUTERS/Denis Balibouse

L‘avionneur, qui a dû renoncer l‘an dernier à son objectif de livraisons, confirme son intention de livrer 45 Falcon en 2017 contre 49 l‘an passé, son PDG Eric Trappier justifiant sa confiance par les nombreuses discussions commerciales du groupe.

Lors de la journée de presse du salon d‘aviation Ebace, qui s‘ouvre ce lundi à Genève, Eric Trappier a noté dimanche un “frémissement” du marché des avions d‘occasion qui pourrait aider l‘industrie des jets à sortir de son cercle vicieux.

Bon nombre d‘acquéreurs potentiels d‘un jet commencent par chercher à revendre leur avion existant. Et si le prix qu‘on leur propose leur paraît décevant, ils ont tendance à retarder l‘acquisition de leur nouveau jet, parfois d‘un an ou deux.

“Donc on pâtit de cette pression sur les prix du marché d‘occasion”, a dit Eric Trappier à des journalistes.

C‘est dans ce contexte que Dassault Aviation compte choisir à la fin de l‘année le nouveau modèle de sa gamme Falcon parmi plusieurs avant-projets.

Le constructeur du Rafale, qui tire les deux tiers de son chiffre d‘affaires dans les jets, a lancé le 8X et prévoit pour 2020 l‘entrée en service du 5X, retardé par des problèmes liés au moteur Silvercrest de Safran.

Eric Trappier s‘est refusé à tout commentaire sur le profil du nouveau Falcon ou sur la date envisagée de son entrée en service.

Il a confirmé prévoir une reprise du marché des jets en 2018.

Aux Etats-Unis, le premier marché du monde, malgré la bonne santé des entreprises, les investisseurs hésitent face aux doutes sur l‘évolution de la politique fiscale, tandis que les tensions entre Washington et le Mexique pèsent sur la demande dans le pays latino-américain, a-t-il noté.

En Chine, au contraire, c‘est le ralentissement économique qui retarde le véritable démarrage de ce marché que tous les constructeurs de jets regardent avec espoir.

“La Chine est bien en retard par rapport à nos attentes”, a reconnu Eric Trappier, constatant les efforts entrepris par le pays pour développer les infrastructures.

Edité par Bertrand Boucey

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