8 mai 2017 / 16:08 / il y a 6 mois

Les actions et l'euro baissent, l'effet Macron s'estompe

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont terminé en baisse lundi, la large victoire d‘Emmanuel Macron à l‘élection présidentielle en France, faute de surprendre, ayant favorisé les prises de bénéfices.

Les principales Bourses européennes ont terminé en baisse lundi, la large victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle en France, faute de surprendre, ayant favorisé les prises de bénéfices. À Paris, le CAC 40, qui a inscrit en tout début de séance un nouveau plus haut de plus de neuf ans, a fini sur un recul de 0,91% (-49,45 points) à 5.382,95. Le Dax allemand a reculé de 0,18% tandis que le FTSE britannique grappillait 0,05%. /Photo d'archives/REUTERS/Suzanne Plunkett

À Paris, le CAC 40, qui a inscrit en tout début de séance un nouveau plus haut de plus de neuf ans, a fini sur un recul de 0,91% (-49,45 points) à 5.382,95. Le Dax allemand a reculé de 0,18% tandis que le FTSE britannique grappillait 0,05%. L‘indice EuroStoxx 50 de la zone euro a reculé de 0,46%, le FTSEurofirst 300 de 0,18% et le Stoxx 600 de 0,13%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street était également orientée à la baisse, le Dow Jones abandonnant 0,04% et le Nasdaq 0,2% malgré la hausse de plus de 2% d‘Apple.

Le Nasdaq a inscrit un record dans les premiers échanges, tout comme le Standard & Poor’s 500, avant de passer dans le rouge.

En Europe, la victoire d‘Emmanuel Macron sur Marine Le Pen dimanche correspond aux pronostics même si elle a pu surprendre par son ampleur et elle a plutôt incité les investisseurs à prendre une partie de leurs profits.

Le CAC 40 avait gagné près de 9% en moins de trois semaines et le Stoxx 600 un peu moins de 5%.

“Puisque l‘élection d‘Emmanuel Macron était largement anticipée, les marchés ont réagi en ‘vendant la nouvelle’ ce matin”, constate Generali Investements, qui ne s‘attend pas pour autant à une remise en cause de la tendance de fond favorable aux actions.

“Le risque de Frexit étant désormais écarté (...), la prime de risque politique de la zone euro a diminué, ce qui va soutenir le sentiment de marché.”

Les secteurs les plus favorisés ces dernières semaines ont logiquement subi les replis les plus marqués, en commençant par les banques: l‘indice Stoxx des valeurs bancaires de la zone euro a ainsi reculé de 0,84% sur la journée, après un gain de près de 12% en moins de trois semaines qui l‘avait porté à son plus haut niveau depuis novembre 2015.

Société générale, lanterne rouge du CAC, a cédé 2,53% et BNP Paribas 1,53%.

Les valeurs cycliques ont également souffert, à l‘instar de Saint-Gobain (-2,52%) et Schneider Electric (-2,26%). JPMorgan a abaissé sa recommandation sur le secteur des biens d‘équipement, jugeant les niveaux de valorisation tendus.

Le compartiment des ressources de base a quant à lui été pénalisé par la baisse des cours des métaux après les chiffres inférieurs aux attentes des importations chinoises. Le cuivre et l‘aluminium ont perdu plus de 1,3%.

L‘indice Stoxx des matières premières a cédé 1,14%, le sidérurgiste finlandais Outokumpu 3,68%, le groupe minier Antofagasta 2,02%.

A la hausse, le Stoxx des valeurs immobilières a atteint son plus haut niveau depuis huit mois et fini la journée sur une progression de 1,17%, bénéficiant de la détente des taux d‘intérêt. Unibail-Rodamco, meilleure performance du CAC a pris 1,81%.

Le rendement des emprunts d‘Etat français à dix ans est revenu à 0,77% et l‘écart avec le rendement allemand de même échéance est repassé à 36 points de base après un plus bas de six mois à 33 points.

Sur le marché des changes, l‘euro est lui aussi en repli et abandonne environ 0,65% face au dollar à 1,0926 après avoir inscrit en début de journée en Asie, à 1,1024, son plus haut niveau depuis la présidentielle américaine du 8 novembre.

“L‘euro n‘a pas pu prolonger le rally après avoir porté à 3% sa hausse depuis le premier tour de la présidentielle française il y a deux semaines”, a commenté Joe Manimbo, analyste senior de Western Union Business Solutions. “L‘euro semble néanmoins être sorti du scrutin français avec un biais relativement haussier, la dissipation du risque politique pouvant souligner l‘amélioration des perspectives économiques (de l‘Union européenne).”

Le pétrole est quant à lui reparti à la baisse, le marché restant nerveux dans l‘attente d‘une confirmation de la prolongation de l‘accord de réduction des pompages, régulièrement évoquée par des sources de l‘Opep.

Après une tentative de rebond, le Brent est repassé sous 49 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) sous 46 dollars.

Marc Angrand

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below