8 mai 2017 / 00:07 / dans 6 mois

Deux cents grands investisseurs défendent l'Accord sur le climat

OSLO (Reuters) - Plus de 200 grands investisseurs internationaux appellent les gouvernements de la planète à mettre en oeuvre l‘Accord de Paris sur le climat dans une lettre publiée lundi, malgré les menaces du président américain Donald Trump de s‘en retirer.

Plus de 200 grands investisseurs internationaux appellent les gouvernements de la planète à mettre en oeuvre l'Accord de Paris sur le climat dans une lettre publiée lundi, malgré les menaces du président américain Donald Trump de s'en retirer. /Photo d'archives/REUTERS/David Gray

Les représentants des gouvernements de près de 200 pays se réunissent à Bonn du 8 au 18 mai pour mettre au point des règles d‘application de l‘accord visant à limiter la hausse des températures conclu en décembre 2015 au Bourget près de Paris et entré en vigueur en novembre dernier.

“En tant qu‘investisseurs institutionnels de long terme, nous croyons que l‘atténuation des changements climatiques est essentielle pour la sauvegarde de nos investissements”, lit-on dans cette lettre signée par 214 investisseurs institutionnels qui comprennent notamment diverses caisses de retraite de la Suède à l‘Australie, en passant par la Californie.

Ses investisseurs représentent ensemble plus de 15.000 milliards de dollars (13.700 milliards d‘euros) d‘actifs sous gestion.

La lettre est adressée aux pays du Groupe des sept (G7) avant leur sommet des 25 et 26 mai en Italie et aux Etats du G20 qui doivent se réunir en Allemagne au mois de juillet.

Donald Trump doit annoncer dans les prochains jours s‘il met à exécution sa menace de campagne d’“annuler” l‘accord de 2015 qui limite la hausse des températures en visant à un désengagement progressif des énergies fossiles.

L‘Union européenne essaie de persuader le président américain, qui veut relancer l‘industrie du charbon aux Etats-Unis, de s‘en tenir à l‘accord. Ses conseillers estiment qu‘il pourrait y avoir des problèmes juridiques si Washington reste dans l‘Accord de Paris tout en réduisant ses engagements en matière climatique.

“L‘action sur le changement climatique doit être une priorité urgente dans les pays du G20, notamment aux Etats-Unis, dont l‘engagement est en question”, a déclaré Mindy Lubber, qui dirige l‘association Ceres, qui a participé à la rédaction de la lettre.

Stephanie Pfeifer, patronne du forum Institutional Investors Group on Climate Change in Europe (Groupe des investisseurs institutionnels sur le changement climatique en Europe), qui a aussi coordonné la lettre, estime que les pays doivent se diriger vers une économie qui utilise peu d‘énergies à base de carbone “indépendamment de ce que fait l‘administration américaine”.

Alister Doyle; Danielle Rouquié pour le service français

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