3 mai 2017 / 11:00 / il y a 4 mois

Les actions plient avant la Fed et le débat présidentiel

Les principales Bourses européennes évoluent en légère baisse mercredi à mi-séance. À Paris, le CAC 40 recule de 0,27% 10h40 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,13% et à Londres, le FTSE perd 0,3%. /Photo d'archives/Luke MacGregor

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent en légère baisse mercredi à mi-séance, une tendance que devrait suivre également Wall Street à l'ouverture, la prudence dominant avant la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) et le débat entre les deux finalistes à la présidentielle française dans la soirée.

La cote est également animée par une nouvelle salve de publications de résultats d'entreprises en Europe, avant les publications attendues à la Bourse de New-York, dont Time Warner et Facebook.

À Paris, le CAC 40 recule de 0,27% à 5.290,08 points vers 10h40 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,13% et à Londres, le FTSE perd 0,3%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 abandonne 0,08%, le Stoxx 600 se replie de 0,16% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro est quasiment inchangé (-0,02%).

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de l'ordre de 0,1% à 0,3%. La Bourse de New-York devrait réagir notamment à l'annonce par Apple d'une baisse inattendue des ventes d'iPhone au deuxième trimestre, ce qui fait reculer le titre dans les échanges avant Bourse et pèse sur les fournisseurs européens du géant à la pomme.

En Europe, le groupe danois Novo Nordisk, numéro un mondial des traitements du diabète, prend plus de 6%, en tête du Stoxx 600, après avoir publié un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes et revu en légère hausse sa prévision de bénéfice d'exploitation annuel.

A contrario, Hugo Boss recule de 4%. L'enseigne allemande de prêt-à-porter a publié un bénéfice et un chiffre d'affaires trimestriels meilleurs que prévu et confirmé ses prévisions pour l'ensemble de l'année mais les ventes en ligne ont déçu.

A Paris, Solvay (+1,6%) signe la plus forte hausse du CAC 40, le chimiste franco-belge ayant affiché sa confiance dans ses objectifs annuels après des résultats trimestriels marqués par une croissance dans tous les segments.

En tête du SBF 120, Zodiac (+2,8%) profite d'un relèvement du conseil de Deutsche Bank à l'achat.

Les banques françaises sont également bien orientées après les résultats trimestriels jugés satisfaisants de BNP Paribas (+0,58%). Société générale, qui publiera jeudi ses résultats du premier trimestre, gagne 1,2% et Crédit agricole avance de 0,83%.

Le compartiment des ressources de base (-2,4%) recule encore avec la baisse des prix de métaux comme le cuivre et le nickel.

Sur les marchés pétroliers, les cours du brut remontent après avoir fortement baissé mardi, toujours en raison de craintes liées à la surabondance de l'offre, malgré les efforts de l'Opep pour limiter la production afin de soutenir les prix. Le Brent renoue avec les 51 dollars le baril et le brut léger américain se traite à plus de 48 dollars.

Sur le marché des changes, l'euro a peu réagi aux bons chiffres de la croissance en zone euro au premier trimestre. Le produit intérieur brut (PIB) des pays de l'union monétaire a progressé de 0,5% sur la période janvier-mars par rapport aux trois mois précédents, un chiffre conforme au consensus des estimations des économistes interrogés par Reuters.

L'euro recule de 0,1% face au dollar, autour de 1,0912 dollar. Le billet vert est soutenu par les anticipations d'une hausse en juin des taux de la Fed, qui devrait opter mercredi pour le statu quo sur sa politique monétaire.

La banque centrale américaine publiera à 18h00 GMT son traditionnel communiqué au terme de deux jours de réunion de son comité de politique monétaire, qui ne sera pas suivi cette fois d'une conférence de presse ni d'une actualisation des prévisions économiques.

Son communiqué n'en sera pas moins étudié de près, moins d'une semaine après l'annonce d'une croissance américaine bien plus faible que prévu au premier trimestre.

"Si la croissance américaine a clairement été décevante en début d'année, il n'est pas certains que les banquiers centraux adoptent un discours plus pessimiste", estime Christian Parisot, chez Aurel BGC.

En France, les opérateurs de marché seront attentifs au débat qui débutera à 19h00 GMT entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen pour la course à l'Elysée, à quatre jours du second tour de l'élection présidentielle.

Les investisseurs semblent confiants sur une victoire d'Emmanuel Macron, en tête dans les sondages, un sentiment perceptible sur les marchés obligataires. Le rendement de l'obligation d'Etat français à 10 ans a touché son plus bas niveau depuis le début janvier, tombant brièvement sous 0,73%.

Blandine Hénault, édité par Patrick Vignal

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