2 mai 2017 / 16:14 / il y a 6 mois

L'appétit pour les actions européennes se confirme

Les Bourses européennes ont clôturé en nette hausse mardi. À Paris, le CAC 40 a progressé de 0,7% à 5.304,15 points, clôturant au-delà des 5.300 points pour la première fois depuis le 14 janvier 2008. Le Footsie britannique a gagné 0,64% et le Dax allemand a avancé de 0,56%. /Photo d'archives/REUTERS/Suzanne Plunkett

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont clôturé en nette hausse mardi, soutenues par de bons indicateurs d‘activité en zone euro et de solides résultats d‘entreprises qui confortent le regain d‘intérêt des investisseurs pour les actions en dépit des incertitudes politiques.

À Paris, le CAC 40 a progressé de 0,7% à 5.304,15 points, clôturant au-delà des 5.300 points pour la première fois depuis le 14 janvier 2008.

Le Footsie britannique a gagné 0,64% et le Dax allemand a avancé de 0,56%. L‘indice EuroStoxx 50 s‘est adjugé 0,52%, le FTSEurofirst 300 a pris 0,61% et le Stoxx 600 a terminé en hausse de 0,75%, au plus haut depuis août 2015.

Les opérateurs de marché ont salué des indicateurs d‘activité PMI très encourageants, le secteur manufacturier en zone euro ayant enregistré en avril sa plus forte croissance depuis six ans grâce à une demande soutenue malgré la hausse des prix.

A l‘instar des publications des sociétés américaines, la saison des résultats trimestriels en Europe s‘avère également positive. Les bénéfices des entreprises européennes au premier trimestre sont attendus en hausse de 13,9%, selon Thomson Reuters I/B/E/S.

Les investisseurs gardent néanmoins un oeil sur l‘élection présidentielle française à cinq jours du scrutin et avant le débat prévu mercredi entre les deux finalistes. Selon les récents sondages, Emmanuel Macron l‘emporterait au second tour contre Marine Le Pen mais l‘écart dans les intentions de vote tend à se resserrer.

Les actifs grecs ont par ailleurs réagi à l‘accord conclu dans la nuit entre la Grèce et ses créanciers sur la réforme des retraites et de l‘impôt sur le revenu, qui ouvre la voie à des négociations sur un allègement de la dette grecque.

La Bourse d‘Athènes a grimpé de 3,06% et sur les marchés obligataires, le rendement des emprunts grecs à 10 ans a reculé de plus de 40 points de base, autour de 6%, son plus bas niveau depuis septembre 2014.

Outre-Atlantique, Wall Street évoluait sans grand changement à la clôture des marchés européens, la prudence dominant avant la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed).

La banque centrale américaine entame ce mardi sa réunion de deux jours, à l‘issue de laquelle un statu quo sur les taux est largement attendu. Les investisseurs seront néanmoins attentifs à tout changement d‘éléments de langage dans le communiqué de la Fed, qui pourrait donner des indices sur le calendrier du prochain resserrement monétaire.

Aux valeurs en Europe, le compartiment technologique (+1,4%) a enregistré la plus forte hausse sectorielle en Europe, dopé par les bonnes performances de ce compartiment à Wall Street, où le Nasdaq ne cesse de toucher de nouveaux records. Apple publiera par ailleurs dans la soirée ses résultats du deuxième trimestre.

A l‘inverse, le secteur automobile (-0,67%) est tombé dans le rouge à l‘annonce des chiffres des ventes des constructeurs automobiles américains. A Milan, Fiat Chrysler a chuté de 4,19%.

Les valeurs minières européennes (-0,76%) ont pour leur part été pénalisées par l‘annonce d‘un ralentissement de l‘activité manufacturière en Chine en avril, selon l‘indice Caixin-Markit des directeurs d‘achat (PMI) du secteur publié mardi.

A Londres, BP a pris 1,6%; le groupe pétrolier a quasiment triplé son bénéfice au premier trimestre en profitant de la hausse des cours du pétrole et de sa production tout en commençant à récolter les fruits de sa politique de réduction des coûts.

BP a soutenu l‘indice européen des valeurs pétrolières (+0,19%), tout comme TechnipFMC (+3,15%), qui a profité d‘un avis positif de JPMorgan.

Les cours du pétrole sont pour leur part repartis à la baisse, toujours pénalisés par les craintes sur une offre excédentaire même si un prolongement de l‘accord de réduction de production des pays membres de l‘Opep est attendu fin mai.

Sur le marchés des changes, le dollar est stable face à un panier de devises de référence mais a touché un plus haut de six semaines face au yen alors que la demande pour les actifs refuges s‘amenuise. Pour les mêmes raisons, l‘or (-0,11%) a touché un plus bas de trois semaines.

Blandine Hénault, édité par Marc Angrand

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