28 avril 2017 / 11:42 / dans 5 mois

La Norvège maintient l'interdiction de vol des Super Puma

La Norvège ne va pas lever l'interdiction de vol de certains modèles d'hélicoptères Super Puma d'Airbus, a annoncé vendredi l'autorité norvégienne de l'aviation civile après la confirmation de la cause de la chute d'un appareil de ce type l'an dernier. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

OSLO (Reuters) - La Norvège ne va pas lever l‘interdiction de vol de certains modèles d‘hélicoptères Super Puma d‘Airbus, a annoncé vendredi l‘autorité norvégienne de l‘aviation civile après la confirmation de la cause de la chute d‘un appareil de ce type l‘an dernier.

Les modèles récents du Super Puma, un appareil très utilisé dans l‘industrie pétrolière en mer, ont été interdits de vols commerciaux en Norvège et en Grande-Bretagne à la suite d‘un accident qui avait fait 13 morts en avril 2016 au large d‘une plate-forme exploitée par Statoil dans les eaux norvégiennes. Les pales principales s‘étaient alors séparées de l‘appareil.

La chute de l‘hélicoptère a été provoquée par l‘usure métallique dans son système de transmission, écrit le comité d‘enquête norvégien dans un rapport publié vendredi, qui confirme les conclusions initiales.

L‘AIBN, l‘autorité norvégienne de l‘aviation civile, a besoin de plus de temps pour examiner ce rapport en détail et elle poursuivra cette enquête sur cet accident, similaire à un autre survenu en Ecosse en 2009, sans préciser quand elle comptait la boucler.

“L‘autorité de l‘aviation civile ne lèvera pas l‘interdiction frappant l‘appareil tant que nous ne serons pas complètement certains que ce type d‘hélicoptère peut voler en toute sécurité”, a déclaré Lars Kobberstad, directeur général de l‘autorité norvégienne, à Reuters.

L‘appareil était exploité par CHC Helicopter, une société basée au Canada et détenue par le groupe de capital-investissement américain First Reserve.

CHC a dit dans un courriel avoir pris note des conclusions de l‘AIBN, dont il se réjouit, et qu‘il examinerait sa position en fonction des données de l‘enquête.

Airbus de son côté estime que ce rapport n‘altère en rien les mesures qu‘il avait déjà prises pour éviter que de tels accidents se reproduisent à l‘avenir.

Le constructeur aéronautique européen observe qu‘il n‘avait pas une idée précise et exhaustive des causes de l‘accident de 2009 car des pièces importantes avaient été perdues mais il ajoute que le rapport du bureau d‘enquête norvégien lui avait permis de prendre des mesures de protection.

“Nous mettons à profit les leçons tirées des enquêtes en cours sur l‘accident de 2016 pour établir de nouvelles normes pour l‘industrie de l‘hélicoptère”, dit Airbus.

Nerijus Adomaitis, Camilla Knudsen, Ole Petter Skonnord et Gwladys Fouche à Oslo, Tim Hepher à Paris et Victoria Bryan à Berlin,; Bertrand Boucey et Claude Chendjou pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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