13 avril 2017 / 16:19 / il y a 4 mois

L'Europe recule dans un climat d'aversion au risque

Les Bourses européennes ont terminé jeudi dans le rouge. Le CAC 40 a cédé 0,59%, le Dax a perdu 0,38% et le FTSE a abandonné 0,29%. /Photo d'archives/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé jeudi dans le rouge une semaine écourtée par le week-end pascal, dans un climat d'aversion au risque alimenté par les propos de Donald Trump jugeant le dollar trop vigoureux et souhaitant que les taux d'intérêt restent bas.

Les actifs risqués continuent en outre de souffrir de tensions persistantes autour de la Corée du Nord ainsi que des incertitudes pesant sur l'élection présidentielle en France à dix jours du premier tour.

Les dernières déclarations du président américain ont notamment pénalisé les valeurs bancaires dont l'indice européen a accusé un repli de 1,18%, la plus forte baisse sectorielle en Europe.

À Paris, le CAC 40 a cédé 0,59% (30,01 points) à 5.071.10 points et accuse un repli de 1,25% sur la semaine, déjà finie sur les marchés puisqu'ils seront fermés pour le Vendredi saint.

À Francfort, le Dax a perdu 0,38% et à Londres, le FTSE a abandonné 0,29%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a perdu 0,47%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro 0,58% et le Stoxx 600 0,35%.

Aux valeurs, les banques ont souffert avec, à Paris, des reculs de 2,56% pour Société générale, plus forte baisse du CAC, 1,69% pour Crédit agricole et 1,35% pour BNP Paribas.

A la hausse, la plus forte progression du Stoxx 600 est pour le spécialiste suédois des produits forestiers et papetiers SCA, qui a pris 7,76% au lendemain d'informations faisant état d'une offre de 200 milliards de couronnes suédoises (21 milliards d'euros) pour sa branche hygiène.

Le dollar a cédé jusqu'à 0,6% face à un panier de devises de référence avant de se reprendre et le rendement des Treasuries à 10 ans a perdu jusqu'à sept points de base, à un creux de cinq mois autour de 2,22%.

A l'origine de ces mouvements se trouve un entretien de Donald Trump au Wall Street Journal dans lequel le président américain juge que le dollar est en train de devenir "trop fort" et déclare qu'il préférerait que la Réserve fédérale maintienne des taux bas.

Parallèlement, la Corée du Nord a rajouté aux tensions liées à son programme nucléaire en conviant la presse étrangère à un "important événement", ravivant les craintes d'un nouvel essai nucléaire, alors qu'il s'agissait uniquement de l'inauguration d'une nouvelle artère dans la capitale.

Mais la nervosité reste grande à deux jours du 105e anniversaire de la naissance du fondateur du pays, Kim Il-sung.

Autre signe de l'attrait pour les valeurs refuges, l'or a touché un pic de cinq mois à 1.287,98 dollars l'once avant de s'apaiser.

Le pétrole, lui, reste stable, le marché semblant tiraillé entre la baisse du dollar, les signes d'augmentation de la production américaine et la volonté de plusieurs autres grands producteurs de limiter les extractions.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évolue sans grand changement malgré des résultats trimestriels de JPMorgan et Citigroup bien accueillis par les investisseurs.

Patrick Vignal, édité par Wilfrid Exbrayat

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