13 avril 2017 / 11:13 / dans 7 mois

Les Bourses européennes reculent à mi-séance

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes reculent jeudi à mi-séance et Wall Street est attendue en baisse pour la dernière séance avant un long week-end, dans un climat d‘aversion au risque alimenté par les propos de Donald Trump jugeant le dollar trop vigoureux et souhaitant que les taux d‘intérêt restent bas.

Les Bourses européennes reculent jeudi à mi-séance et Wall Street est attendue en baisse pour la dernière séance avant un long week-end. À Paris, le CAC 40 cède 0,58% (29,66 points) à 5.071.45 points vers 10h25 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,37% et à Londres, le FTSE abandonne 0,59%. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville

Les actifs risqués continuent en outre de souffrir de tensions persistantes autour de la Corée du Nord, ainsi que des incertitudes pesant sur l‘élection présidentielle en France à dix jours du premier tour.

Les dernières déclarations du président américain ont surtout pour effet de faire reculer d‘une part le billet vert, qui cède 0,5% face à un panier de devises de référence, d‘autre part les rendements obligataires, celui des Treasuries à 10 ans perdant sept points de base, à un creux de cinq mois, autour de 2,22%..

À Paris, le CAC 40 cède 0,58% (29,66 points) à 5.071.45 points vers 10h25 GMT, s‘orientant vers une baisse de plus de 1% sur une semaine écourtée puisque les marchés seront fermés pour le Vendredi saint.

À Francfort, le Dax perd 0,37% et à Londres, le FTSE abandonne 0,59%. L‘indice paneuropéen FTSEurofirst 300, l‘EuroStoxx 50 de la zone euro et le Stoxx 600 perdent chacun autour de 0,5%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en légère baisse mais il faudra sans doute attendre la publication des résultats trimestriels de JPMorgan, Citigroup et Wells Fargo pour voir se dessiner la tendance.

En Europe, le recul sectoriel le plus marqué est pour les banques qui goûtent peu le plaidoyer de Donald Trump en faveur de taux bas et dont l‘indice perd 1,27%, avec, à Paris des reculs de 2,5% pour Société générale, plus forte baisse du CAC, 1,65% pour Crédit agricole et 1,29% pour BNP Paribas.

A la hausse, la plus forte progression du Stoxx 600 est pour le spécialiste suédois des produits forestiers et papetiers SCA, qui prend plus de 9% au lendemain d‘informations faisant état d‘une offre de 200 milliards de couronnes suédoises (21 milliards d‘euros) pour sa branche hygiène.

A l‘origine des mouvements sur le marché des changes et sur le front de la dette se trouve un entretien de Donald Trump au Wall Street Journal dans lequel le président américain juge que le dollar était en train de devenir “trop fort” et déclare qu‘il préférerait que la Réserve fédérale maintienne des taux bas.

Parallèlement, la Corée du Nord a rajouté aux tensions liées à son programme nucléaire en conviant la presse étrangère à un “important événement”, ravivant les craintes d‘un nouvel essai nucléaire, alors qu‘il s‘agissait uniquement de l‘inauguration d‘une nouvelle artère dans la capitale. Mais la nervosité reste grande à deux jours du 105e anniversaire de la naissance du fondateur du pays, Kim Il-sung.

Autre signe de l‘attrait pour les valeurs refuges, l‘or a touché un pic de cinq mois à 1.287,98 dollars l‘once.

Le pétrole, lui, reste stable, le marché semblant tiraillé entre la baisse du dollar, les signes d‘augmentation de la production américaine de brut et la volonté de plusieurs autres grands producteurs de limiter les pompages.

Patrick Vignal, édité par Marc Angrand

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below