12 avril 2017 / 08:51 / il y a 4 mois

Les actions montent en Europe après de bons résultats

Les principales Bourses européennes sont en nette hausse en début de séance mercredi, soutenues entre autres par les valeurs automobiles. À Paris, l'indice CAC 40 gagne 0,69% vers 07h35 GMT et a inscrit un nouveau plus haut de 20 mois. À Francfort, le Dax prend 0,72% et à Londres, le FTSE avance de 0,43%. /Photo prise le 1 mars 2017/Ralph Orlowski

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes sont en nette hausse en début de séance mercredi, soutenues entre autres par les valeurs automobiles après les résultats de Daimler et Faurecia, qui relèguent pour l'instant au second plan les incertitudes géopolitiques.

À Paris, l'indice CAC 40 gagne 0,69% à 5.136,99 points vers 07h35 GMT et a inscrit un nouveau plus haut de 20 mois. À Francfort, le Dax prend 0,72% et à Londres, le FTSE avance de 0,43%.

L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro progresse de 0,66%, le FTSEurofirst 300 de 0,62% et le Stoxx 600 de 0,63%.

Daimler s'adjuge 1,77% après avoir publié mardi soir un bénéfice d'exploitation trimestriel en hausse de 87% et supérieur aux attentes, grâce entre autres aux succès commerciaux de la marque Mercedes.

Dans son sillage, Volkswagen prend 1,37% et BMW 1,09%, permettant à l'indice Stoxx européen de l'automobile (+1,25%) d'afficher la plus forte progression sectorielle du Stoxx 600. A Paris, Renault et Peugeot gagnent respectivement 1,42% et 0,92%.

L'équipementier Faurecia avance de 2,02% après un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 10% et la confirmation de ses objectifs 2017. Il entraîne avec lui Valeo (+2,27%), plus forte hausse du CAC.

En tête de l'EuroStoxx 50, Vivendi (+2,22%) bénéficie de son intégration dans la "Conviction List" de Goldman Sachs.

Ces hausses marquées permettent aux investisseurs d'oublier au moins momentanément une actualité internationale globalement préoccupante.

Le président américain, Donald Trump, s'est entretenu au téléphone avec son homologue chinois, Xi Jinping, ce dernier insistant sur la nécessité de résoudre par des moyens pacifiques les tensions dans la péninsule coréenne. Mais la Navy américaine, qui a dérouté un groupe aéronaval vers la région, pourrait organiser des manoeuvres militaires conjointes avec le Japon.

Dans le dossier syrien, le Conseil de sécurité des Nations unies pourrait voter dans la journée sur un projet de résolution visant à faire avancer l'enquête sur l'attaque chimique du 4 avril à l'origine des frappes américaines contre une base aérienne en Syrie. Parallèlement, Washington a accusé Moscou de "couvrir" Damas.

La Bourse de Tokyo a fini en baisse de 1,04%, une nouvelle fois pénalisée par la vigueur du yen, qui continue de bénéficier de son statut de valeur refuge; l'indice Nikkei est tombé en séance à son plus bas niveau depuis le 7 décembre à 18.460,59 points. [.TFR]

Shanghai, de son côté, a cédé 0,46% après les chiffres moins soutenus qu'attendu de l'inflation en Chine en mars. L'indice MSCI regroupant les valeurs d'Asie et du Pacifique (hors Japon) gagne néanmoins 0,39%.

Mardi, Wall Street a fini en baisse mais bien au-dessus de ses plus hauts du jour. [.NFR]

Sur le marché des changes, le yen a atteint de nouveaux plus hauts de cinq mois face au dollar, à l'euro et à la livre sterling, signe que le repli sur les actifs jugés les plus sûrs reste de mise pour de nombreux investisseurs.

L'euro progresse néanmoins face au dollar, autour de 1,0620. Les économistes de Commerzbank s'étonnent d'ailleurs dans une note de l'incapacité du billet vert à profiter du contexte actuel, expliquant que "cela est probablement dû au fait que les Etats-Unis sont au coeur des risques géopolitiques".

Le billet vert cède 0,1% face à un panier de devises de référence.

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d'Etat français à dix ans reflue sous 0,95% et l'écart de rendement, ou "spread", avec les titres allemands de même échéance repasse sous 75 points de base.

Le pétrole, lui, amplifie sa hausse avant les chiffres hebdomadaires des stocks américains, après les informations selon lesquelles l'Arabie saoudite cherche à obtenir des autres grands pays producteurs la prolongation de l'accord de réduction des pompages en vigueur jusqu'en juin.

Le baril de Brent, à près de 56,50 dollars, est bien parti pour une septième séance consécutive de hausse, une série sans précédent depuis août.

Marc Angrand, avec Jemima Kelly à Londres

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