11 avril 2017 / 20:09 / il y a 4 mois

Wall Street a pâti des risques géopolitiques

La Bourse de New York a fini en baisse modérée mardi. Le Dow Jones a cédé 0,03%, le S&P-500 a perdu 0,14%, et le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 0,24%. /Photo prise le 21 mars 2017/Lucas Jackson

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en baisse modérée mardi, les investisseurs observant d'un oeil inquiet la montée des tensions géopolitiques.

L'indice Dow Jones a cédé 0,03%, soit 6,72 points, à 20.651,30. Le S&P-500, plus large, a perdu 3,38 points, soit 0,14%, à 2.353,78. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 14,15 points (-0,24%) à 5.866,77.

Le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, s'est rendu dans la journée à Moscou porteur d'un message commun des puissances du G7 et de leurs alliés au Proche-Orient dénonçant avec force le soutien de la Russie au régime du président syrien, Bachar al Assad.

Alors que Donald Trump semble finalement vouloir endosser le costume de leader du monde occidental traditionnellement dévolu au président américain, Rex Tillerson a encore haussé le ton contre Damas et Moscou à l'issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7, à Lucques en Toscane.

De leur côté, les médias nord-coréens ont mis en garde les Etats-Unis contre une attaque nucléaire, qui disent-ils serait déclenchée au moindre signe laissant croire que Washington cherche à mener une frappe préventive contre la Corée du Nord.

L'indice de volatilité VIX du CBOE, également surnommé "l'indice de la peur" de Wall Street, a terminé au-dessus de la barre des 15 points, à 15,07, pour la première fois depuis le scrutin présidentiel du 8 novembre.

Les cours de l'or, valeur refuge traditionnelle, ont bondi de 1,4% pour se traiter à un plus haut depuis novembre, tandis que le rendement des emprunts du Trésor à 10 ans a perdu six points de base.

Cette semaine écourtée - Wall Street sera fermée pour cause de Vendredi Saint - verra le coup d'envoi, avec les banques, d'une nouvelle saison des résultats, ce qui explique une forme d'attentisme des acteurs du marché.

"Pendant qu'on attend les résultats, on lit les développements géopolitiques, ce qui rend tout le monde un peu plus tendu", a dit Mark Kepner, directeur général chez Themis Trading.

BAISSE DU TITRE UNITED CONTINENTAL

Le dollar a reculé de 0,3% face à un panier de devises internationales, une évolution qui a donné un coup de pouce aux cours du pétrole, également portés par porté par des informations disant que l'Arabie saoudite avait dit à des responsables de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qu'elle voulait prolonger de six mois l'accord mondial de réduction de la production.

Du côté des valeurs individuelles, le titre United Continental a terminé sur une baisse de 1,13% à 70,71 dollars, sous le coup du scandale provoqué par les images de l'évacuation forcée d'un passager d'un vol de la compagnie.

Les déboires de United profitent à American Airlines, dont l'action a gagné 3,80% à 43,93 dollars, inscrivant la plus forte hausse du S&P 500.

Cette progression s'explique également par la révision à la hausse par le premier transporteur aérien américain de sa prévision de revenus unitaires.

L'indice Dow Jones regroupant les valeurs liées au transport a cédé 0,59%, accusant l'un des replis sectoriels les plus marqués.

Le compartiment financier a finalement terminé sur un repli de 0,26% après avoir un temps reculé de 1,4%.

La réduction des pertes du secteur s'explique par le fait que Donald Trump a dit que son administration travaillait à l'assouplissement des régulations et notamment à la refonte de loi Dodd-Frank encadrant Wall Street, qui pourrait être supprimée et remplacée par "quelque chose d'autre".

Le marché actions reste porté par les fondamentaux économiques et par les espoirs placés dans les mesures, jugées favorables à la croissance, envisagées par Donald Trump, a estimé Art Hogan, chargé de la stratégie marchés chez Wunderlich Equity Capital Markets, ajoutant qu'il pouvait en revanche être affecté par l'imprévisibilité des risques géopolitiques.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below