7 avril 2017 / 16:27 / il y a 5 mois

L'Europe finit en hausse après l'emploi US et les frappes en Syrie

Les Bourses européennes, Francfort exceptée, ont terminé en hausse vendredi, portées entre autres par les valeurs de l'énergie et de la consommation, qui ont compensé l'impact de la poussée d'aversion au risque provoquée par les frappes américaines en Syrie et l'emploi aux Etats-Unis. Le CAC 40 a terminé sur un gain de 0,27% et le Footsie britannique a pris 0,63% et le Dax a cédé 0,05%. /Photo d'archives/Toby Melville

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes, Francfort exceptée, ont terminé en hausse vendredi, portées entre autres par les valeurs de l'énergie et de la consommation, qui ont compensé l'impact de la poussée d'aversion au risque provoquée par les frappes américaines visant une base aérienne en Syrie et par le chiffre très inférieur aux attentes de l'emploi aux Etats-Unis.

À Paris, le CAC 40 a terminé sur un gain de 0,27% (+13,84 points) à 5.135,28 points, un nouveau plus haut de 20 mois, après être brièvement tombé sous 5.100 en matinée.

A Londres, le Footsie britannique a pris 0,63%, grâce entre autres à la hausse de l'or, mais à Francfort, le Dax a cédé 0,05%. L'indice EuroStoxx 50 a progressé de 0,18%, le FTSEurofirst 300 de 0,11% et le Stoxx 600 de 0,13%.

Sur la semaine, le Stoxx 600 est pratiquement inchangé mais le CAC 40 s'est adjugé 0,25%.

La journée avait débuté dans le rouge après l'annonce par les Etats-Unis du tir de 59 missiles Tomahawk sur une base aérienne syrienne d'où serait partie l'attaque chimique du début de la semaine accusée d'avoir fait des dizaines de morts et qui a choqué l'opinion publique internationale.

Les investisseurs ont toutefois été rassurés par les déclarations de Washington selon lesquelles cette intervention n'ouvrait pas la voie à un engagement américain durable dans le conflit syrien.

Par ailleurs, l'économie américaine a créé 98.000 emplois en mars alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 180.000. Les statistiques de janvier et février ont en outre été révisés en baisse, de 38.000 au total.

Ces chiffres, susceptibles d'alimenter les doutes sur la croissance américaine et le calendrier de la remontée des taux d'intérêt, ont dans un premier temps fait baisser les actions, le dollar et les rendements obligataires mais le détail des statistiques, avec entre autres le recul du taux de chômage à 4,5% et la hausse conforme aux attentes du salaire horaire moyen, a fini par rassurer le marché.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street était pratiquement inchangée tandis que le dollar gagnait 0,26% face à un panier de devises de référence, ramenant l'euro sous 1,0620 dollar contre un pic à 1,0666 juste après les chiffres du département américain du Travail.

Sur les marchés actions européens, l'indice Stoxx des produits de grande consommation a gagné 0,71% et celui du pétrole et du gaz 0,6%. Ce dernier a bénéficié de la hausse des cours du brut liée aux tensions au Moyen-Orient et des avis favorables sur le secteur de Morgan Stanley et Deutsche Bank, qui notent des valorisations attractives. Total (+0,97%) figure parmi les plus fortes hausses du CAC.

Egalement recherchés, les spécialistes des mines d'or, comme Randgold (+4,29%) ou Fresnillo (+1,88%) figurent au palmarès des meilleures performances du Stoxx 600. L'once d'or gagnait plus de 1% au moment de la clôture des Bourses, au-dessus de 1.265 dollars.

La séance a aussi été marquée par un plus haut de six mois du compartiment de l'immobilier (+0,57%), qui profite des spéculations sur un possible ralentissement de la remontée des taux d'intérêt.

A la baisse à Paris, Carrefour a perdu 2,8%, de loin la plus forte baisse du CAC, après l'abaissement de la recommandation d'UBS, inquiet pour les marges en France.

Sur le marché des emprunts d'Etat, l'heure est à la baisse des rendements: celui des titres allemands à 10 ans est brièvement repassé sous 0,22% et le français est revenu sous 0,9%, au plus bas depuis fin février dans les deux cas.

Marc Angrand, édité par Wilfrid Exbrayat

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