7 avril 2017 / 08:10 / il y a 6 mois

L'Europe ouvre en baisse après la frappe US en Syrie

Les principales Bourses européennes ont ouvert en baisse vendredi, dans un contexte d'aversion au risque sur les marchés après la frappe militaire des Etats-Unis en Syrie qui ravive les tensions géopolitiques dans la région. À Paris, l'indice CAC 40 recule de 0,38% à 5.102,21 points vers 07h27 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,57% et à Londres, le FTSE perd 0,14%. /Photo prise le 28 février 2017/REUTERS

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont ouvert en baisse vendredi, dans un contexte d‘aversion au risque sur les marchés après la frappe militaire des Etats-Unis en Syrie qui ravive les tensions géopolitiques dans la région.

À Paris, l‘indice CAC 40 recule de 0,38% à 5.102,21 points vers 07h27 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,57% et à Londres, le FTSE perd 0,14%.

L‘indice EuroStoxx 50 de la zone euro abandonne 0,42%, le FTSEurofirst 300 se replie de 0,38% et le Stoxx 600 lâche 0,4%.

Donald Trump a annoncé jeudi soir avoir ordonné une frappe militaire ciblée sur une base aérienne en Syrie, ce qui constitue la mesure militaire américaine la plus directe depuis le début de la guerre dans le pays il y a six ans. Cette décision accroît le risque d‘une confrontation avec la Russie et l‘Iran, les deux principaux alliés du président syrien Bachar al Assad.

Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé vendredi une “agression” américaine contre la Syrie et l‘Iran a condamné fermement les frappes de missiles américains. et

L‘annonce des frappes militaires américaines a provoqué sur les marchés un vif mouvement vers les actifs jugés les plus sûrs, comme l‘or. En Bourse, le groupe minier Rangold signe une des plus fortes hausses du Stoxx 600 (+2,5%) vendredi, dopé par la progression de l‘once d‘or à près de 1.264 dollars.

Seul secteur à surnager en Europe, le compartiment du pétrole et du gaz gagne 0,15%. A Paris, Total (+0,4%) et TechnipFMC (+0,1%) figurent parmi les rares progressions du CAC 40, dans le sillage de la nette progression des cours du brut.

Le baril de Brent de la mer du Nord se traite à plus de 55 dollars et le baril de brut léger américain au-dessus de 52 dollars, l‘intervention militaire américaine en Syrie laissant présager d‘éventuelles difficultés d‘approvisionnement au Moyen-Orient.

Sur le marché des changes, la fuite vers les actifs refuges a favorisé le yen, en hausse de 0,2% face au dollar à 110,58 yens, après avoir atteint plus tôt 110,12 yens. Parallèlement, le billet vert est quasiment inchangé face à un panier de devises de référence et à l‘euro.

Sur le marché obligataire, le rendement du Bund allemand à 10 ans recule à 0,245% selon des données Tradeweb. Celui des Treasuries de même échéance était tombé auparavant dans les échanges en Asie brièvement sous la barre de 2,30% pour la première fois cette année.

Sur les places boursières asiatiques, l‘indice MSCI regroupant les valeurs d‘Asie et du Pacifique (hors Japon) recule de 0,26%. L‘indice composite de la Bourse de Shanghai et la Bourse de Tokyo sont néanmoins parvenus à clôturer en hausse, respectivement de 0,18% et 0,36%.

A Wall Street, les indices boursiers ont terminé jeudi en légère hausse, avant l‘annonce de la frappe militaire américaine, qui intervient durant la première rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping. et

“La nouvelle de la frappe en Syrie et l‘aversion au risque qui en a résulté, ont supplanté le rapport sur l‘emploi américain comme principal sujet du jour”, indique Ayako Sera, économiste chez Sumitomo Mitsui Trust.

Les investisseurs attendent à 12h30 GMT la publication des chiffres des créations d‘emploi aux Etats-Unis pour le mois de mars, qui devraient confirmer la bonne santé du marché du travail. Les économistes interrogés par Reuters tablent sur 180.000 créations d‘emplois le mois dernier.

En Europe, un sommet de l‘Eurogroupe réunissant les ministres des Finances de la zone euro se réunit vendredi afin de discuter de l‘avancée des discussions sur un nouveau renflouement de la Grèce, mais la probabilité d‘un accord avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras semble minime.

Blandine Hénault, édité par Patrick Vignal

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