3 avril 2017 / 07:27 / il y a 4 mois

Le DG de Bombardier prend l'initiative dans la polémique salariale

Alain Bellemare, le directeur général de Bombardier, a demandé au conseil d'administration de reporter en 2020 le versement de plus de la moitié de la rémunération totale de 2016 de six dirigeants. /Photo d'archives/Denis Balibouse

NEW YORK (Reuters) - Alain Bellemare, le directeur général de Bombardier, a demandé au conseil d'administration de reporter en 2020 le versement de plus de la moitié de la rémunération totale de 2016 de six dirigeants.

Le constructeur d'avions et de trains a dit dimanche que le versement ne se ferait que si certains objectifs de performance sont réalisés.

Bombardier devrait tenir compte de la colère suscitée au sein de la population canadienne par les hausses de salaires accordées l'an passé à ses dirigeants, jusqu'à quasiment 50% pour Alain Bellemare, alors qu'il a supprimé des milliers d'emplois, avait estimé jeudi dernier Dominique Anglade, la ministre de l'Economie du Québec.

La rémunération totale des cinq principaux dirigeants du groupe et du président de son conseil d'administration a bondi à 32,7 millions de dollars (30,6 millions d'euros) l'an dernier, contre 21,9 millions un an plus tôt, montre un document publié mercredi en prévision de l'assemblée générale prévue le 11 mai.

Les Québécois ont exprimé leur colère jeudi dernier sur les réseaux sociaux et à la télévision alors que Bombardier a annoncé en 2016 deux vagues de licenciements concernant au total 14.500 personnes sur deux ans dans différents sites à travers le monde.

En outre, une manifestation de protestation a été organisée dimanche devant le siège social de Bombardier à Montréal.

Pierre Beaudoin, le président de Bombardier, avait demandé vendredi au conseil d'administration de ramener sa rémunération au niveau de celle de 2015.

La polémique est d'autant plus forte que, pour surmonter ses graves difficultés financières liées à son programme d'avions CSeries, Bombardier a bénéficié d'un investissement d'un milliard de dollars du Québec puis d'un prêt de près de 300 millions de dollars du gouvernement fédéral canadien.

Devika Krishna, avec Allison Lampert à Montréal, Wilfrid Exbrayat pour le service français

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