30 mars 2017 / 08:17 / il y a 5 mois

Le Brexit pourrait être positif pour l'activité déchets de Suez

Le Brexit devrait avoir des effets positifs sur l'activité de Suez au Royaume-Uni dans la mesure où le gouvernement britannique envisage de gérer à l'avenir sur le territoire national des déchets aujourd'hui exportés, selon un responsable du groupe français. /Photo d'archives/Christian Hartmann

PARIS (Reuters) - Le Brexit devrait avoir des effets positifs sur l'activité de Suez au Royaume-Uni dans la mesure où le gouvernement britannique envisage de gérer à l'avenir sur le territoire national des déchets aujourd'hui exportés, selon un responsable du groupe français.

Ces déclarations interviennent après la signature mercredi par la Première ministre britannique, Theresa May, d'une lettre au président du Conseil européen, Donald Tusk, officialisant la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

"Pour nous, les conséquences seront neutres, voire même positives", a déclaré à Reuters Jean-Marc Boursier, directeur général adjoint de Suez en charge de l'activité Recyclage et valorisation en Europe.

Le dirigeant a en particulier souligné que le Royaume-Uni exportait aujourd'hui quelque 19 millions de tonnes de déchets et souhaitait "réinternaliser une partie de ces flux".

"Nous sommes convaincus que ça donnera d'autres opportunités à Suez, dans les années qui viennent, de continuer à augmenter et améliorer son maillage territorial (au Royaume-Uni), donc nous aurons de très belles usines à construire dans les années qui viennent", a-t-il ajouté.

"Je le regrette en tant que citoyen engagé de ce continent mais, en tant que manager de Suez, (le Brexit) aura une implication positive pour notre activité en Grande-Bretagne sans aucun doute."

Jean-Marc Boursier s'exprimait à l'occasion de l'annonce par Suez de la mise en service de quatre nouvelles unités de valorisation énergétique (UVE) - qui transforment les déchets en électricité, chaleur ou vapeur - construites et exploitées par le groupe.

Ces unités, dont trois sont situées au Royaume-Uni et une en Pologne, assureront au total la gestion de 1,2 million de tonnes de déchets résiduels supplémentaires, permettant à Suez de valoriser en 2017 plus de neuf millions de tonnes de déchets au sein de ses 55 UVE réparties en Europe.

Le groupe prévoit ainsi de vendre sept térawatts-heure (TWh) d'énergie cette année, équivalant à la consommation annuelle d'une agglomération de deux millions d'habitants, et ambitionne de franchir la barre des 10 millions de tonnes de déchets valorisés avant 2020.

Quatre UVE de 300.000 tonnes chacune représentent au total un investissement de 800 millions à un milliard d'euros, a indiqué Jean-Marc Boursier, rappelant que Suez nouait parfois des partenariats pour financer ce type d'installations.

Pour atteindre ses objectifs, le groupe envisage de bâtir trois ou quatre UVE supplémentaires de la même taille dans les quatre ans qui viennent, a-t-il ajouté.

Suez gère aujourd'hui un total de 36 millions de tonnes de déchets environ, dont 8,5 millions dans des unités de valorisation énergétique, celle-ci représentant pour le groupe un chiffre d'affaires d'environ un milliard d'euros en Europe (hors biogaz et "combustibles solides de récupération").

Le Royaume-Uni a représenté 7,0% de son activité en 2016, soit un chiffre d'affaires d'environ 1,1 milliard d'euros.

Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot

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