29 mars 2017 / 20:16 / dans 8 mois

Wall St a terminé indécise, entre le pétrole et la finance

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini sur une note indécise mercredi, coincée, d‘un côté, entre la bonne tenue des valeurs énergétiques et de celles liées aux biens de consommation non essentiels et, de l‘autre, le recul du compartiment financier et celui des “utilities”.

La Bourse de New York a fini sur une note indécise mercredi. L'indice Dow Jones a perdu 0,2%. /Photo prise le 29 mars 2017/REUTERS/Brendan McDermid

L‘indice Dow Jones a perdu 0,2%, soit 42,18 points, à 20.659,32, repartant ainsi à la baisse après sa progression de 0,73% mardi. Sur les 21 séances, à ce stade, du mois de mars, le Dow n‘a enregistré que six hausses. A deux sessions de la fin du mois, mars se solde par un recul de 0,66%, première baisse mensuelle en cinq mois.

Le S&P-500, plus large, a en revanche pris 2,56 points, soit 0,11%, à 2.361,13. Et le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 22,41 points (+0,38%) à 5.897,54.

Ces deux derniers indices ont notamment été portés par l‘envolée de 20,5% de titre Vertex Pharmaceuticals, plus forte hausse du S&P 500, après que le groupe a dit que son traitement de la fibrose kystique avait réussi des essais cliniques.

A l‘image de la séance du jour, certains analystes voient Wall Street évoluer dans des marges de fluctuation étroites jusqu‘au début, vers la mi-avril, de la prochaine saison des résultats.

“On va rester relativement coincés jusqu‘à la période des résultats à moins qu‘il n‘y ait une évolution significative dans la réforme fiscale”, a dit Michael Scanlon, gérant de portefeuille chez Manulife Asset Management.

Après avoir échoué vendredi à faire abroger l‘Obamacare, le système d‘assurance santé mis en place par son prédécesseur, à la Chambre des représentants, le président américain Donald Trump va s‘efforcer de tenir une autre promesse phare de sa campagne : la réforme fiscale.

Cette promesse, qui doit notamment permettre d‘abaisser le taux d‘imposition sur les sociétés, ainsi que celles d‘une dérégulation et de travaux infrastructure, ont été le moteur de l‘élan haussier qui porte Wall Street depuis la victoire de Donald Trump à l‘élection présidentielle du 8 novembre.

BÉNÉFICES DU T1 ATTENDUS EN HAUSSE DE 10,1%

Depuis cette date, le S&P 500, indice de référence des gérants de fonds qui a enchaîné les records au tournant de l‘année, est en hausse de 10,4%. Depuis le début de l‘année 2017, son gain est de 5,5% après une progression de 9,5% en 2016.

Avec un indice S&P 500 qui se traite actuellement à près de 18 fois les bénéfices estimés, contre une moyenne à long terme de 15, il faut que les résultats d‘entreprise ne déçoivent pas pour qu‘ils puissent servir de nouveau catalyseur de Wall Street.

Les bénéfices du premier trimestre des entreprises qui font partie du S&P 500 sont attendus en hausse de 10,1%, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

“Le risque politique a augmenté (...) mais les indicateurs économiques restent solides et, de ce fait, les résultats devraient être bons”, estime Walter Todd, chargé des investissements chez Greenwood Capital.

Le compartiment énergétique a gagné 1,22%, meilleure performance sectorielle, grâce à la nouvelle hausse marquée des cours du brut.

Malgré le renchérissement du dollar face à un panier de devises internationales (+0,23%), l‘or noir a gagné plus de 2%, à la faveur de l‘annonce d‘une augmentation moins forte que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis, des perturbations de la production en Libye et de la perspective de voir l‘accord mondial de réduction de la production être prolongé.

Le billet vert a profité de déclarations de responsables de la Réserve fédérale américaine évoquant plus de trois hausses de taux d‘intérêt possibles cette année.

Les valeurs financières, qui avaient été à la pointe des gains de Wall Street mardi avec une progression de 1,37%, ont reperdu 0,54%, plus forte baisse du jour. Depuis le début de l‘année, son avancée revient à 1,7% après son bond de plus de 20% en 2016.

Le titre Amazon.com a gagné 2,14% à 874,32 dollars après avoir atteint en séance un record de 875,65 dollars.

Mylan a de son côté cédé 3,28% à 40,35 dollars, soit la deuxième baisse la plus prononcée du S&P 500, après le rejet de sa demande de mise sur le marché d‘une version générique de l‘Advair, le traitement de l‘asthme vedette du britannique GlaxoSmithKline.

L‘action du fabricant de puces Exar a bondi de 22,32% à 12,99 après l‘annonce de son rachat par Maxlinear pour environ 700 millions de dollars.

Le prix des emprunts du Trésor ont légèrement augmenté tandis que le cours de l‘or a fait du surplace.

Quelque 5,8 milliards d‘actions ont été échangées à Wall Street, ce qui est nettement moins que la moyenne quotidienne de 6,9 milliards des 20 dernières séances.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

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