28 mars 2017 / 07:54 / dans 8 mois

Les Bourses européennes ouvrent en hausse

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont ouvert en hausse mardi, regagnant une partie du terrain perdu la veille en profitant de la stabilisation de Wall Street lundi soir et de celle du dollar, la déception liée à l‘échec de Donald Trump au Congrès vendredi sur l‘Obamacare ayant cédé le pas aux espoirs de poursuite des réformes et de relance aux Etats-Unis.

Les principales Bourses européennes ont ouvert en hausse mardi, regagnant une partie du terrain perdu la veille. À Paris, l'indice CAC 40 gagne 0,16% à 5.025,32 points vers 07h25 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,43% et à Londres, le FTSE prend 0,23%. /Photo d'archives/REUTERS/Suzanne Plunkett

À Paris, l‘indice CAC 40 gagne 0,16% à 5.025,32 points vers 07h25 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,43% et à Londres, le FTSE prend 0,23%. L‘indice EuroStoxx 50 de la zone euro progresse de 0,25% et le FTSEurofirst 300 comme le Stoxx 600 de 0,32%.

La quasi-totalité des grands secteurs de la cote évoluent dans le vert, avec en tête les ressources de base, qui rebondissent de 1,1%, l‘automobile (+0,88%) et les banques (+0,86%).

Crédit agricole SA se classe en tête du CAC avec une hausse de 1,96%, suivie de Peugeot (+1,77%).

Parmi les autres variations notables, le spécialiste britannique du matériel de chauffage et de plomberie Wolseley prend plus de 7,8%, la meilleure performance du Stoxx 600, après ses résultats semestriels, soutenus par le marché américain.

Juste derrière au classement, le producteur d‘électricité portugais EDP gagne 3,92% après l‘annonce du rachat des minoritaires de sa filiale d‘énergies renouvelables et de la vente pour 2,6 milliards d‘euros de ses parts dans le distributeur espagnol de gaz naturel Naturgas.

A la baisse, Ericsson cède 3,38%; le géant suédois des équipements de réseaux va passer d‘importantes provisions et charges exceptionnelles dans ses comptes 2017, principalement au premier trimestre.

Lundi, Wall Street a fini au-dessus de ses plus hauts, le Standard & Poor’s 500 ayant limité son repli en clôture à 0,1% et le Dow Jones abandonné 0,22% tandis que le Nasdaq Composite gagnait 0,2%.

En Asie, Tokyo a profité d‘un léger repli du yen pour repartir de l‘avant et finir en hausse de 1,14%, le Nikkei effaçant une bonne partie de ses pertes de lundi.

L‘indice MSCI des marchés asiatiques hors Japon progresse de 0,56% mais Shanghai a cédé 0,43%, victime de craintes d‘une raréfaction des liquidités en l‘absence d‘injections par la banque centrale.

Mais les Etats-Unis restent le principal sujet de préoccupation des investisseurs. Si l‘incapacité de Donald Trump à faire voter par le Congrès son projet de réforme de l‘assurance santé Obamacare a secoué les marchés lundi, elle ne remet toutefois en cause ni la volonté du président américain de réformer la fiscalité, ni l‘amélioration globale de la conjoncture.

“La grande réforme fiscale est le véritable chantier qui intéresse les marchés”, explique Tangi Le Liboux, stratège d‘Aurel BGC. “A ce stade, Wall Street semble faire le pari que cette réforme passera l‘épreuve du vote avec moins de difficultés au Congrès.”

Pour Tim Condon, économiste d‘ING Financial Markets interrogé sur le Reuters Global Market Forum “la bonne nouvelle pour les investisseurs, c‘est que l‘économie mondiale se redresse”. “Je considère le mouvement de vente actuel comme une opportunité d‘achat”, a-t-il ajouté.

Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans, tombé lundi à son plus bas niveau depuis un mois, est remonté à 2,3836% et en Europe, les contrats à terme sur le Bund allemand ont débuté en baisse.

Sur le marché des changes, le dollar reprend quelques fractions face à un panier de devises de référence après le plus bas de quatre mois et demi inscrit lundi. L‘euro s‘échange autour de 1,0860 dollar. La livre sterling est stable à la veille de la date annoncée pour le déclenchement formel par Londres du processus de sortie de l‘Union européenne.

Le pétrole bénéficie de la faiblesse du dollar même si son rebond reste limité par l‘augmentation de la production américaine et l‘incertitude sur la résolution de l‘Opep à limiter ses pompages. Le Brent, en hausse de 0,43%, reste proche des 51 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) oscille autour de la barre des 48 dollars.

Marc Angrand, édité par Blandine Hénault

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