27 mars 2017 / 08:22 / dans 8 mois

Les actions et le dollar délaissés après l'échec de Trump

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont ouvert lundi en repli assez net, les investisseurs délaissant les actions au profit d‘actifs jugés plus sûrs dans le sillage de l‘échec de Donald Trump à faire abroger l‘Obamacare.

Les principales Bourses européennes ont ouvert lundi en repli assez net. À Paris, l'indice CAC 40 cède 0,89% vers 07h50 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,98% et à Londres, le FTSE perd 0,99%. /Photo prise le 22 mars 2017/REUTERS/Lucas Jackson

Le revers infligé au président américain pour le premier test législatif de son mandat limite les prises de risques sur les marchés actions tandis que le dollar se replie et que l‘or progresse fortement.

À Paris, l‘indice CAC 40 cède 0,89% (-44,49 points) à 4.976,41 points vers 07h50 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,98% et à Londres, le FTSE perd 0,99%.

L‘indice EuroStoxx 50 de la zone euro, le FTSEurofirst 300 et le Stoxx 600 abandonnent chacun autour de 0,9%.

La plus forte baisse en Europe est pour les ressources de base, dont l‘indice sectoriel perd 1,71%, ArcelorMittal reculant notamment de 3,8%, le plus fort recul du CAC 40 et du Stoxx 600.

Les banques accusent également le coup (-1,4%), Société générale et BNP Paribas perdant respectivement 1,8% et 1,6%.

Toujours à Paris, l‘indice large SBF120 (-0,87%) est presque entièrement dans le rouge, la plus forte d‘une poignée de hausses étant pour Zodiac Aerospace, qui prend 1,46% à la faveur de relèvements de recommandation.

Donald Trump a dû se résoudre vendredi à annuler le vote sur le projet de loi engageant l‘abrogation de l‘Obamacare, faute d‘avoir pu obtenir une majorité à la Chambre des représentants.

Cet échec fait peser des incertitudes sur la mise en oeuvre des réformes les plus attendues par les marchés, concernant la baisse de la fiscalité sur les entreprises, la dérégulation du marché financier et la relance budgétaire.

Wall Street a réagi modérément vendredi, les investisseurs s‘attendant à ce que le président américain accordent désormais la priorité aux réformes économiques, plus consensuelles dans le camp républicain.

“L‘optimisme des investisseurs est probablement déplacé s‘ils pensent qu‘il sera plus facile pour le président Trump de changer de vitesse et de se concentrer sur la réforme fiscale et de mieux s‘en sortir qu‘il ne l‘a fait sur la réforme de l‘assurance-santé”, observe Michael Hewson, analyste marchés chez CMC Markets.

Sur le marché des changes, l‘euro bondit face au billet vert, autour de 1,0867, à son plus haut depuis le 8 décembre dernier, lorsque la Banque centrale européenne (BCE) avait annoncé une prolongation de son programme d‘assouplissement monétaire (QE).

Le dollar retombe parallèlement à un plus bas depuis la mi-novembre face à un panier de devises de référence, l‘or en profitant pour s‘apprécier de plus de 1%, à un pic d‘un mois, autour de 1.258 dollars l‘once.

Face au yen, valeur refuge par excellence, le dollar a touché un plus bas depuis la mi-novembre, à 110,09. Le renforcement du yen a pénalisé la Bourse de Tokyo, qui a clôturé en baisse de 1,44%.

La Bourse de Shanghaï a cédé 0,1% et l‘indice MSCI regroupant les valeurs d‘Asie et du Pacifique (hors Japon) recule de 0,17%.

Les investisseurs européens, qui attendent pour 08h00 GMT l‘indice Ifo du climat des affaires en Allemagne, ont pris connaissance des résultats des élections régionales dans la Sarre, où les chrétiens démocrates (CDU) d‘Angela Merkel ont largement remporté un scrutin qui avait valeur de test national à six mois des élections fédérales du 24 septembre.

Du côté de la dette, le rendement des obligations allemandes à 10 ans recule à 0,370% selon la plate-forme Tradeweb, à son plus bas niveau depuis le début mars. Celui des emprunts français de même échéance est tombé à 0,951%.

Sur les marchés pétroliers, les cours du brut évoluent en baisse, le baril de brut léger américain restant sous les 48 dollars. Le brut a souffert d‘une forte hausse des stocks aux Etats-Unis ces dernières semaines, des données qui suggèrent que l‘accord de réduction de la production mis en place par l‘Opep et d‘autres pays n‘a pas les effets escomptés.

Patrick Vignal, édité par Blandine Hénault

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