22 mars 2017 / 20:08 / il y a 5 mois

Wall Street se reprend un peu mais reste sceptique

La Bourse de New York s'est stabilisée mercredi, mais le scepticisme demeure quant à la capacité du président américain Donald Trump à mener à bien ses réformes. Le Dow Jones a fini en baisse de 0,03%, le S&P-500 a en revanche pris 0,19% et le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 0,48%. /Photo prise le 22 mars 2017/Lucas Jackson

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York s'est stabilisée mercredi, mais le scepticisme demeure quant à la capacité du président américain Donald Trump à mener à bien ses réformes, doutes qui avaient entraîné mardi le repli le plus marqué de Wall Street depuis la victoire de l'homme d'affaires à l'élection présidentielle du 8 novembre.

L'indice Dow Jones a fini en baisse de 0,03%, cédant 6,71 points, à 20.661,30 et accusant une cinquième séance de baisse de suite.

Le S&P-500, plus large, a en revanche pris 4,43 points, soit 0,19%, à 2.348,45 et le Nasdaq Composite, notamment soutenu par la progression de 1,13% du titre Apple, a avancé de son côté de 27,82 points (+0,48%) à 5.851,64.

Le compartiment technologique (+0,80%), également porté par les actions Microsoft (+1,28%), Intel (0,94%) et Cisco (+0,65%), a d'ailleurs inscrit la meilleure performance sectorielle du jour, devant les industrielles (+0,38%).

"Les investisseurs disposant de beaucoup d'argent ont vu la baisse de mardi et le repli initial de Wall Street ce mercredi comme une opportunité d'achat", a noté Alan Lancz, président de la société de conseil en investissements Alan B. Lancz & Associates.

Cependant, à ce stade du mois de mars, les trois principaux indices de Wall Street sont partis pour subir leur premier recul mensuel en cinq mois, signe que l'effet "Trump", qui a propulsé la place new-yorkaise vers de nouveaux sommets, touche peut-être à sa fin.

Après avoir redouté pendant des mois, avant le scrutin du 8 novembre, une victoire du magnat immobilier à l'élection présidentielle, les investisseurs ont ensuite applaudi des deux mains ses promesses de baisses des impôts, de dérégulation et de relance via des travaux d'infrastructure.

Mais, après les deux premiers mois de la nouvelle administration Trump, les acteurs de marché commencent à se demander si le nouvel occupant de la Maison blanche arrivera à tenir parole au vu, entre autres, de la difficulté qu'il rencontre à faire passer son projet de loi anti-Obamacare, la réforme de l'assurance maladie mise en place par son prédécesseur, le premier grand test législatif de son mandat.

CHUTE DU TITRE NIKE

Si jamais Donald Trump perd le vote, programmé jeudi à la Chambre des représentants, relatif à la réforme de l'assurance maladie ou si le vote est reporté, la confiance des investisseurs en la nouvelle administration sera encore plus émoussée.

"Si cela arrive, il faut s'attendre à un peu de volatilité sur les marchés", a déclaré David Schiegoleit, directeur général chez US Bank Private Client Reserve.

Le secteur des télécommunications a perdu 1,02%, accusant la plus forte baisse sectorielle, notamment sous le coup du recul de 0,90% de l'action Verizon Communications, qui a subi le deuxième repli le plus marqué de l'indice Dow Jones.

Derrière les télécoms, le compartiment énergétique a cédé 0,11%, affecté par le recul des cours du brut. Le secteur financier, qui avait connu mardi son repli le plus marqué depuis le mois de juin, a encore abandonné 0,20%.

Suite à la publication de chiffres montrant une hausse plus forte que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis, les cours de l'or noir sont à un moment tombés à leurs plus bas depuis l'accord de fin novembre sur la réduction de la production de brut avant d'effacer une partie de leurs pertes.

Le pétrole n'a donc pas profité de la baisse du dollar, qui a cédé plus de 0,1% face à un panier devises internationales. Le repli du billet vert a en revanche porté le cours de l'or, qui a gagné 0,3% après avoir atteint en séance un pic de trois semaines à 1.251,26 dollars l'once.

L'or a également bénéficié de son statut de valeur refuge, tout comme les emprunts du Trésor américain, au vu des incertitudes pesant sur l'application du programme de Donald Trump.

Aux valeurs individuelles, le titre Nike a plongé de 7,05% à 53,92 dollars, subissant de loin la plus forte baisse du Dow Jones et du S&P 500, après que le numéro un mondial des équipements sportifs a fait état d'un chiffre d'affaires trimestriel inférieur aux attentes, attaqué sur le marché nord-américain par ses concurrents Adidas et Under Armour.

Le titre de ce dernier a pour sa part progressé de 0,53%, à 19,09 dollars.

L'action Sears Holdings a chuté de son coté de 12,31% à 7,98 dollars après que l'ex-premier distributeur des Etats-Unis a averti que sa capacité à poursuivre son activité était remise en cause après des années de pertes et de baisse des ventes.

Quelque 6,9 milliards d'actions ont été échangées ce mercredi contre une moyenne quotidienne de 7,0 milliards au cours des 20 dernières séances.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

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