13 mars 2017 / 18:21 / dans 9 mois

La première compagnie maritime d'Iran songe à une IPO à Londres

LONDRES/ANKARA (Reuters) - La première compagnie maritime d‘Iran a eu des entretiens à Londres en vue d‘une éventuelle introduction en Bourse sur le London Stock Exchange mais ce projet est pour l‘instant empêché par les sanctions américaines qui dissuadent les banques de traiter avec des entreprises iraniennes, a-t-on appris de six sources, quatre iraniennes et deux occidentales.

La première compagnie maritime d'Iran, Islamic Republic of Iran Shipping Lines (IRISL), a eu des entretiens à Londres en vue d'une éventuelle introduction en Bourse sur le London Stock Exchange mais ce projet est pour l'instant empêché par les sanctions américaines qui dissuadent les banques de traiter avec des entreprises iraniennes, a-t-on appris de six sources, quatre iraniennes et deux occidentales. /Photo d'archives/REUTERS/Darrin Zammit Lupi

Si ce projet aboutit néanmoins, Islamic Republic of Iran Shipping Lines (IRISL) deviendrait la première entreprise iranienne cotée en Bourse de Londres depuis la révolution islamique en 1979 à Téhéran.

La plupart des sanctions internationales contre l‘Iran ont été levées l‘an dernier à la suite de l‘accord conclu sur le programme nucléaire iranien. Les Etats-Unis ont néanmoins maintenu certaines de leurs propres sanctions et le nouveau président américain Donald Trump a promis une ligne de fermeté à l‘égard de l‘Iran.

Par crainte de mesures répressives de la part des Etats-Unis, les banques installées en Grande-Bretagne sont réticentes à traiter les paiements ou faciliter les transactions des entreprises iraniennes.

“Dans le climat actuel, je crois qu‘il est totalement irréaliste de la part d‘IRISL d‘espérer obtenir une cotation à Londres”, affirme Nigel Kushner, avocat londonien spécialisé dans les sanctions.

“Dans un contexte où aucune chambre de compensation britannique ne veut être impliquée et où les banques iraniennes qui pourraient légitimement commercer à Londres ne peuvent toujours pas compenser leurs transactions à Londres, comment une introduction en Bourse va-t-elle avoir lieu?”

Les sources n‘ont pas dit combien IRISL espérait d‘une éventuelle IPO.

Cette compagnie a elle-même été visée par des sanctions internationales jusqu‘à l‘année dernière et elle souhaite désormais lever des fonds pour moderniser sa flotte de 26 navires. Elle a ainsi commandé en décembre 10 bateaux au sud-coréen Hyundai Heavy Industries. Ces navires pourraient être valorisés 626 millions de dollars (587 millions d‘euros), selon VesselsValue.

Il n‘a pas été possible de joindre de représentant d‘IRISL tandis que LSE a refusé de s‘exprimer sur le sujet.

Si une introduction en Bourse est trop compliquée à Londres, les entreprises iraniennes, notamment celles des télécommunications, pourraient se tourner vers la Bourse de Milan pour une éventuelle IPO, ont dit les sources iraniennes.

Borsa Italiana, filiale de LSE Group, a refusé de répondre aux questions sur le sujet.

Jonathan Saul et Parisa Hafezi; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Véronique Tison

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