7 mars 2017 / 17:38 / il y a 8 mois

Fiat Chrysler maintient ses avances à GM, même sans Opel

GENEVE (Reuters) - Fiat Chrysler Automobiles (FCA) est toujours ouvert à un rapprochement avec General Motors même si le potentiel de synergies a baissé de 15-20% après l‘accord sur le rachat par PSA d‘Opel-Vauxhall, la division européenne de GM, a déclaré mardi son patron Sergio Marchionne.

Fiat Chrysler Automobiles est toujours ouvert à un rapprochement avec General Motors même si le potentiel de synergies a baissé de 15-20% après l'accord sur le rachat par PSA de sa division européenne Opel/Vauxhall. /Photo d'archives/REUTERS/Brendan McDermid

L‘administrateur délégué du groupe italo-américain prône depuis longtemps une consolidation du secteur pour faire face aux coûts de production de véhicules propres et technologiquement avancés, mais ses avances répétées envers GM se sont toutes heurtées à un refus clair et net.

“Je ne ferme jamais de portes (...) Il se peut que je frappe encore et sans honte à la porte de GM, ou à toute autre porte, si je pense que c‘est une bonne chose pour l‘entreprise”, a-t-il dit à la presse au Salon international de l‘automobile de Genève.

GM a systématiquement éconduit Sergio Marchionne et le président du constructeur américain a réitéré ce refus mardi.

“Nous n‘étions pas intéressés avant et nous sommes encore moins intéressés maintenant”, a dit Dan Ammann à la presse à Genève.

Des analystes laissent entendre que General Motors pourrait être tenté de reprendre pied en Europe avec un constructeur plus rentable qu‘Opel, déficitaire depuis des années.

D‘autres estiment au contraire que GM est moins intéressé que jamais par une alliance avec son concurrent lourdement endetté, dont la part de marché en Europe n‘est que de 7% et dont la marge opérationnelle, de 2,5%, fait pâle figure face à la concurrence.

“GM va déconsolider un actif déficitaire et améliorer le rendement du capital (...) ça rend une opération avec FCA moins vraisemblable”, observe Angelo Meda (Banor Sim), ajoutant que le nombre des possibilités pour FCA va en s‘amenuisant.

“A la traîne de la concurrence dans les véhicules hybrides et électriques et sans transaction dans les deux à trois ans, le principal risque est une augmentation des investissements qui grèverait une génération de cash déjà médiocre comparée aux concurrents”.

Pour Sergio Marchionne, l‘opération PSA-Opel réduirait de 15% environ les synergies qui pourraient découler d‘une alliance avec GM, rendant l‘opération encore intéressante toutefois.

Des sources professionnelles font valoir que FCA n‘intéresse pas GM parce que - et ce n‘est pas la moindre des raisons - leur alliance déboucherait sur des pertes d‘emplois massives, faisant plus que sourciller les syndicats.

Cependant, l‘accord annoncé lundi entre GM et PSA impacte surtout Volkswagen , qui du coup pourrait, avec le temps, trouver une certaine logique à entamer des discussions avec FCA, a ajouté Sergio Marchionne.

“Je ne doute pas que, le moment venu, il se montre et discute”, a-t-il dit.

Wilfrid Exbrayat, Véronique Tison et Bertrand Boucey pour le service français

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