20 février 2017 / 15:28 / il y a 9 mois

La zone euro ne retient pas ses investisseurs

FRANCFORT (Reuters) - Les investisseurs de la zone euro placent une part croissante de leur argent à l‘étranger, montrent lundi des données de la Banque centrale européenne, qui confirment l‘attrait terni de la région en dépit de la reprise économique qu‘elle connaît et du soutien monétaire de la BCE.

Les investisseurs de la zone euro placent une part croissante de leur argent à l'étranger, montrent lundi des données de la Banque centrale européenne, qui confirment l'attrait terni de la région en dépit de la reprise économique qu'elle connaît et du soutien monétaire de la BCE. /Photo d'archives/EUTERS/Kai Pfaffenbach

A la fin 2016, les fonds de la zone euro détenaient 4.700 milliards d‘euros d‘actifs de la région (dette, actions, fonds) pour 4.600 milliards d‘actifs à l‘étranger, selon la BCE. Ce ratio était de près de deux pour un en 2008 quand la banque centrale a commencé à compiler les données.

L‘écart entre les avoirs détenus en zone euro et ceux détenus en dehors a commencé à se réduire au début de la crise de la dette dans la zone en 2010, et il a fortement diminué l‘an dernier.

Le regain d‘incertitudes sur l‘avenir de la zone euro, le bas niveau des taux à long terme et les perspectives de croissance moins fortes qu‘aux Etats-Unis peuvent expliquer cette évolution. La BCE n‘accompagne ses données d‘aucun commentaire explicatif.

Même si la reprise se confirme dans la zone euro, elle ne bénéficie pas de la même manière à tous les pays et des partis politiques hostiles à l‘euro se font de plus en plus entendre à l‘approche d‘élections, en France et en Italie par exemple.

Les enquêtes Reuters sur les allocations d‘actifs ont montré le mois dernier que les investisseurs de la zone euro avaient augmenté la part des actions américaines dans leurs portefeuilles, misant sur l‘effet positif de la politique de relance promise par le président Donald Trump.

La BCE s‘efforce également de stimuler la croissance et l‘inflation avec sa politique agressive de taux bas et de rachats d‘actifs mais elle déplore régulièrement que ses mesures de soutien ne soient pas accompagnées de réformes de la part des gouvernements et institutions européennes.

Francesco Canepa, Véronique Tison pour le service français, édité par Marc Angrand

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