3 février 2017 / 14:03 / il y a 7 mois

La BCE plaide pour des "bad banks" nationales

Le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), Vitor Constancio, a appelé vendredi à la création de structures de défaisance ("bad banks") pour contribuer à absorber les quelque 1.000 milliards d'euros de créances douteuses issues de la crise financière. /Photo d'archives/Ralph Orlowski

FRANCFORT (Reuters) - Le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) a appelé vendredi à la création de structures de défaisance ("bad banks") pour contribuer à absorber les quelque 1.000 milliards d'euros de créances douteuses issues de la crise financière.

Face aux difficultés des banques en Italie et dans d'autres économies plus fragiles de la zone euro, Vitor Constancio a appelé à la mise d'un plan européen de création de sociétés de gestion d'actifs (asset-management companies-AMC) dans le respect de la réglementation sur le sauvetage des banques.

Il y a moins d'une semaine, l'Allemagne s'est opposée à une proposition de l'Autorité bancaire européenne de mise en place d'une structure de défaisance à l'échelle de l'Union européenne, notant que les prêts à risque étaient concentrées dans quelques pays comme l'Italie, Chypre et le Portugal.

"Une véritable "société de gestion d'actifs" présenterait toutefois des difficultés dans l'environnement actuel. Dans l'immédiat, une façon d'avancer pourrait être la création d'un plan d'action européen afin que des "sociétés de gestion d'actifs" soient utilisées au niveau national," a-t-il dit lors d'une réunion à Bruxelles.

"Ce schéma européen devrait préciser ce qui est possible dans le cadre d'une approche souple de la réglementation existante et encourager les pays à adopter toutes les mesures nécessaires dans un calendrier bien défini."

La BCE fait monter la pression pour que les banques se délestent de leurs créances douteuses qui, dit-elle, mobilisent des fonds propres et freinent la distribution de crédit.

Mais le marché des prêts à risque ne décolle pas avec des transactions à moins de 200 milliards d'euros en trois ans.

Vitor Constancio a dit que les Etats pouvaient faire démarrer ce marché en injectant des fonds propres aux banques et en garantissant des titres adossés à des prêts non-performants (NPL) comme le fait l'Italie, ou même en achetant certains.

"La titrisation est une autre façon pour les Etats de lancer le marché des NPL, par exemple en co-investissant, avec les investisseurs privés, dans des tranches (de dette) junior ou mezzanine", a-t-il dit.

"Comme pour l'AMC, bien sûr, de tels investissements devraient se faire conformément aux règles sur l'aide publique."

Francesco Canepa, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Joanny

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