26 janvier 2017 / 06:55 / il y a 7 mois

La production automobile britannique a atteint un pic de 17 ans

La production automobile britannique a atteint un pic de 17 ans en 2016 mais le vote en faveur d'une sortie du pays de l'Union européenne a contribué à faire chuter d'un tiers les investissements dans le secteur, a annoncé jeudi la principale fédération automobile du royaume. /Photo d'archives/Leon Neal

LONDRES (Reuters) - La production automobile britannique a atteint un pic de 17 ans en 2016 mais le vote en faveur d'une sortie du pays de l'Union européenne a contribué à faire chuter d'un tiers les investissements dans le secteur, a annoncé jeudi la principale fédération automobile du royaume.

Au total, 1,72 million de véhicules ont été produits dans les usines automobiles britanniques l'an dernier, un chiffre en hausse de 8,5% par rapport à 2015, a précisé la Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT).

Il s'agit de la plus forte production annuelle depuis 1999 et de la troisième plus forte depuis 1es années 1970.

Néanmoins, l'investissement dans le secteur, qui précède généralement de deux à trois ans le lancement de la production de nouveaux modèles, a chuté d'un tiers à 1,66 milliard de livres (1,95 milliard d'euros).

"Nous nous attendons au moins à ce que les constructeurs reportent leurs décisions jusqu'à ce qu'il y ait plus de certitude", a dit le directeur général de la SMMT, Mike Hawes, à la presse.

L'industrie automobile britannique réclame notamment la signature de nombreux accords de libre-échange entre pays et demande que plus de 50% des pièces détachées d'une voiture soient fabriqués sur place, contre une proportion de 41% en moyenne actuellement.

Si Londres ne parvient pas à signer un accord préférentiel avec l'Union européenne au cours des deux années de négociations sur le Brexit qui doivent commencer au printemps, les voitures construites au Royaume-Uni seront soumises à des droits de douane de 10% selon les règles de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC).

"Il serait très difficile de faire face à ce niveau de coûts supplémentaires étant donné que les usines tournent déjà avec des marges ultra-faibles", a dit Mike Hawes, précisant que le retour sur investissement était généralement de 2% à 4%.

"Nous voulons des accords commerciaux mais il faut que ce soit les bons accords et non pas des accords conclus à la va-vite, faute de quoi l'industrie automobile britannique serait définitivement endommagée."

La Première ministre, Theresa May, a laissé entendre la semaine dernière que le secteur automobile pourrait conserver des éléments de libre-échange dans le cadre d'un accord spécifique avec l'Union européenne.

Costas Pitas, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand

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