19 janvier 2017 / 07:14 / il y a 7 mois

Le procureur spécial "regrette" que Jay Y. Lee soit libre

Le procureur spécial chargé de l'enquête sur l'affaire de trafic d'influence autour de la présidente sud-coréenne a dit jeudi "regretter profondément" le rejet par un tribunal de Séoul de sa demande de délivrer un mandat d'arrêt contre le patron du groupe Samsung, Jay Y. Lee (centre). /Photo prise le 18 janvier 2017/Kim Hong-Ji

SEOUL (Reuters) - Le procureur spécial chargé de l'enquête sur l'affaire de trafic d'influence autour de la présidente sud-coréenne a dit jeudi "regretter profondément" le rejet par un tribunal de Séoul de sa demande de délivrer un mandat d'arrêt contre le patron du groupe Samsung, Jay Y. Lee.

"Nous allons envisager les mesures nécessaires et continuer l'enquête sans vaciller", a dit un porte-parole du procureur à des journalistes.

Le vice-président de Samsung, âgé de 48 ans, est soupçonné dans le cadre d'une enquête judiciaire pour corruption qui a conduit à la suspension de la présidente Park Geun-hye par le parlement.

Le procureur spécial n'a pas encore décidé si ses services allaient réclamer un nouveau mandat d'arrêt contre Jay Y. Lee qui se présente comme une victime du contexte politique en Corée du Sud.

Cette ligne de défense n'a pas convaincu le ministère public, a ajouté le bureau du procureur.

Les enquêteurs s'intéressent à des versements de l'ordre de 43 milliards de wons (36,7 millions de dollars) effectués par Samsung au bénéfice de deux fondations créées par Choi Soon-sil, amie et confidente de la présidente Park.

Ils tentent de déterminer si ce soutien financier a influencé la décision du fonds de pension National Pension Service (NPS) d'aider à la fusion controversée de deux filiales de Samsung pour un montant de huit milliards de dollars en 2015.

Le président de NPS, Moon Hyung-pyo, a été inculpé lundi d'abus de pouvoir et de faux témoignage.

Arrêté en décembre, Moon avait reconnu avoir ordonné que NPS, troisième plus important fonds de pension du monde, soutienne la fusion des deux filiales de Samsung alors qu'il était ministre de la Santé et donc l'autorité de tutelle de NPS.

Lee, qui est devenu le numéro un de Samsung après que son père Lee Kun-hee a été victime d'un malaise cardiaque en 2014, était également accusé de détournement de fonds et de parjure par le procureur dans sa demande de mandat d'arrêt.

Joyce Lee, Ju-min Park et Se Young Lee; Julie Carriat pour le service français

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