23 décembre 2016 / 07:57 / dans un an

Consommation des ménages en hausse de 0,4% en novembre

PARIS (Reuters) - La consommation des ménages français en biens a progressé de 0,4% en novembre, tirée par les dépenses en énergie en raison de la baisse des températures et les achats d‘automobiles, selon les données publiées vendredi par l‘Insee.

La consommation des ménages français en biens a progressé de 0,4% en novembre, tirée par les dépenses en énergie en raison de la baisse des températures et les achats d'automobiles. La hausse est de bon augure pour la croissance globale du quatrième trimestre. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard

L‘institut national de la statistique a parallèlement revu à la baisse l‘évolution d‘octobre, qui s‘établit désormais à +0,8% contre +0,9% annoncé précédemment.

La hausse de novembre, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un recul de 0,1% le mois dernier, est de bon augure pour la croissance globale du quatrième trimestre.

Les achats de biens représentent près de la moitié de la consommation totale des ménages, qui contribue à son tour à un peu plus de la moitié du produit intérieur brut français.

Le dynamisme de la consommation des ménages en début d‘année avait alimenté la croissance de 0,6% de l‘économie française au premier trimestre, tandis que sa faiblesse a contribué au recul de 0,1% du PIB au deuxième trimestre et au rebond limité (+0,2%) enregistré au troisième.

Pour le quatrième trimestre, l‘Insee table sur une reprise de cette consommation, attendue en hausse de 0,5%.

En novembre, la consommation d‘énergie a de nouveau progressé (+1,4%) mais moins vigoureusement qu‘en octobre (+3,6%) alors que les températures se sont maintenues en dessous des normales saisonnières.

Les dépenses en biens durables (+0,9%) ont augmenté pour le quatrième mois consécutif grâce aux achats d‘automobiles (+2,4%), qui enregistrent leur meilleur mois depuis mars 2012.

Mais les dépenses d‘équipement du logement sont reparties en baisse (-0,9%) en raison notamment de la chute des ventes de téléviseurs après un premier semestre très dynamique, de même que les dépenses en habillement (-0,9%).

La consommation de produits alimentaires est restée quasi stable comme les deux mois précédents.

Yann Le Guernigou

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