13 décembre 2016 / 08:13 / dans un an

Engie relève de 1,8 milliard d'euros ses provisions pour le nucléaire belge

PARIS (Reuters) - Engie a annoncé mardi une augmentation de 1,8 milliard d‘euros de ses provisions pour le démantèlement et la gestion de l‘aval du cycle du combustible des centrales nucléaire belges.

Engie a annoncé mardi une augmentation de 1,8 milliard d'euros de ses provisions pour le démantèlement et la gestion de l'aval du cycle du combustible des centrales nucléaire belges. Le groupel détient et exploite en Belgique sept réacteurs nucléaires à eau pressurisée répartis sur deux sites de production pour une capacité totale de 5,9 gigawatts et dont la durée de vie résiduelle s'étend aujourd'hui entre 2022 et 2025. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen

Cette augmentation prend en compte l‘intégralité des conclusions d‘une révision triennale des provisions, a précisé l‘énergéticien français dans un communiqué.

Au 31 décembre 2015, le montant des provisions nucléaires dans les comptes consolidés d‘Engie s‘élevait à 8,41 milliards d‘euros (dont 3,6 milliards relatifs au démantèlement des installations et 4,7 milliards relatifs à la gestion de l‘aval du cycle du combustible).

Le calcul des nouvelles provisions intègre un passage du taux d‘actualisation de 4,80% à fin 2015 à 3,50% à fin 2016, avec un taux d‘inflation inchangé à 2,0%, a indiqué Engie.

Le groupe, via sa filiale Electrabel, détient et exploite en Belgique sept réacteurs nucléaires à eau pressurisée répartis sur deux sites de production, Doel et Tihange, pour une capacité totale de 5,9 gigawatts et dont la durée de vie résiduelle s‘étend aujourd‘hui entre 2022 et 2025.

Le rapport de la Commission des provisions nucléaires (CPN), sur lequel s‘est appuyé Engie pour réviser ses provisions, tient compte de la prolongation de l‘exploitation des réacteurs de Doel 1 et Doel 2 de 10 ans.

Engie a indiqué ces derniers mois que la révision du montant des provisions pour le nucléaire belge, de même qu‘une officialisation par la loi de la prolongation de Doel 1 et 2 que le groupe attend encore, constituaient un préalable à une éventuelle introduction en Bourse d‘Electrabel.

Pour le parc nucléaire français, EDF a de son côté indiqué en juillet qu‘il estimait à près de 60 milliards d‘euros le coût de gestion à long terme des déchets radioactifs et de déconstruction des centrales.

Afin de faire face à ces dépenses, le groupe a comptabilisé 23,6 milliards de provisions, à fin 2015, couvertes à 99,3% par un portefeuille d‘actifs dédiés.

Dans son document de référence, EDF indique qu‘une baisse de 20 points de base du taux d‘actualisation - qui s‘élevait à 4,50% à fin 2015 - augmenterait de 1,2 milliard d‘euros environ les montants provisionnés à son bilan.

Après les annonces d‘Engie, EDF a indiqué mardi à Reuters que le taux d‘actualisation et la sensibilité de ses provisions à ce taux seraient précisés lors de la publication de ses résultats 2016, prévue le 14 février prochain.

Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez

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