12 décembre 2016 / 22:27 / dans 9 mois

L'UE prête à étudier diverses options avec Rome sur les banques

La Commission européenne est prête à discuter avec l'Italie de différentes solutions possibles pour résoudre les problèmes du secteur bancaire de la péninsule. /Photo d'archives/REUTERS/Stefano Rellandini

STRASBOURG (Reuters) - La Commission européenne est prête à discuter avec l‘Italie de différentes solutions possibles pour résoudre les problèmes du secteur bancaire de la péninsule, a déclaré lundi son vice-président.

Le gouvernement italien se prépare à venir en aide à Banca Monte dei Paschi di Siena si cette dernière ne parvient pas à lever seule les cinq milliards d‘euros dont elle a besoin d‘ici la fin de l‘année pour renforcer son bilan, a-t-on appris de source proche du Trésor.

“Nous sommes en contact étroit avec les autorités italiennes et nous sommes prêts à discuter de différentes solutions dans notre cadre légal”, a dit Valdis Dombrovskis devant la commission des Affaires économiques du Parlement européen.

Sans faire directement référence à Monte dei Paschi, il a ajouté que les difficultés de l‘Italie pouvaient être résolues dans le cadre des règles européennes sur les aides d‘Etat d‘une part et sur la résolution bancaire d‘autre part. Ces dernières imposent des pertes aux investisseurs privés avant tout renflouement public.

Monte dei Paschi, troisième banque d‘Italie, est censée faire appel aux seuls investisseurs privés pour lever les fonds dont elle a besoin mais son projet est délicat à mener à bien dans le contexte actuel d‘incertitude politique créé par la démission du président du Conseil, Matteo Renzi, et son remplacement par Paolo Gentiloni.

Le gouvernement n‘a pas exclu une intervention publique en cas de besoin mais on ignore dans quelle mesure celle-ci pénaliserait les porteurs d‘actions et d‘obligations émises par Monte dei Paschi.

Valdis Dombrovskis a précisé qu‘un éventuel soutien public au secteur bancaire serait probablement traité comme une “dépense exceptionnelle” qui n‘affecterait donc pas le calcul du déficit structurel et de la dette publique.

Francesco Guarascio; Marc Angrand pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below