9 décembre 2016 / 15:10 / dans un an

Brexit: Paris discute avec 2 grands groupes projetant un transfert

PARIS (Reuters) - Deux grands groupes à la recherche de grandes surfaces dans l‘immobilier de bureaux ont pris contact avec les autorités municipales parisiennes pour un éventuel transfert d‘activité à Paris en prévision de la sortie programmée de la Grande-Bretagne de l‘Union européenne, selon des représentants de la ville.

Deux grands groupes à la recherche de grandes surfaces dans l'immobilier de bureaux ont pris contact avec les autorités municipales parisiennes pour un éventuel transfert d'activité à Paris en prévision de la sortie programmée de la Grande-Bretagne de l'Union européenne, selon des représentants de la ville. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Différentes entreprises - relevant ou non du secteur financier - cherchent également des locaux pour accueillir des antennes plus réduites, de 100 à 200 personnes, ont précisé ces représentants.

La capitale française est en compétition avec plusieurs grandes villes européennes comme Francfort, Milan, Amsterdam ou Dublin, qui cherchent à attirer des entreprises basées à Londres désireuses de garder un pied en Europe après le “Brexit”.

“Nous souhaitons faire de Paris la première place financière européenne, avec une spécialité : ça doit être la place de la finance verte”, a déclaré la maire de Paris Anne Hidalgo lors d‘une rencontre avec des journalistes.

“Il y a plusieurs grands groupes, des sociétés, qui sont intéressés, qui sont en contact avec nous”, a-t-elle précisé.

Son directeur de cabinet Mathias Vicherat a expliqué que la ville et l‘agence Paris&Co, chargée du développement économique de la capitale, recevaient deux types de demandes de la part d‘entreprises actuellement basées en Grande-Bretagne.

Pour certaines, l‘idée “n‘est pas forcément de sortir de la Grande-Bretagne totalement mais (plutôt) d‘avoir une tête de pont en France et à Paris, pour être dans l’Union européenne”. Il s‘agit alors de “petites surfaces (...) pour des antennes de 100 ou 200 personnes”, a-t-il expliqué.

Certaines de ces petites opérations pourraient se faire dans le courant de l‘année 2017, a-t-il précisé sans citer de nom.

Il a également évoqué des transferts plus importants. “Il y a deux grosses entreprises qui nous ont approché pour trouver des surfaces de plusieurs milliers de mètres carrés à Paris”, a dit Mathias Vicherat, en évoquant des surfaces de 5.000 à 7.000 mètres carrés.

Ces opérations, plus complexes, pourraient se matérialiser en 2018 et dépendent également de l‘évolution des discussions sur les modalités de sortie de la Grande-Bretagne.

Le ministre français de l‘Economie et des Finances Michel Sapin a déclaré le mois dernier à Reuters être en contact avec des établissements financiers étrangers envisageant un éventuel transfert en France, sans vouloir préciser leur nom.

Certains banquiers, comme le président de JPMorgan France, ont fait part de leurs doutes sur les chances de la France d‘attirer de nombreux acteurs du secteur du fait de son instabilité fiscale et de la rigidité de son droit du travail.

Reuters a annoncé mi-novembre que Goldman Sachs envisageait de transférer une partie de ses actifs et de ses opérations de Londres à Francfort.

Ingrid Melander et Jean-Baptiste Vey, Myriam Rivet pour le service français, édité par Yves Clarisse

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