4 décembre 2016 / 16:16 / il y a 9 mois

Wall St pourrait encore profiter de l'élan du secteur bancaire

La Bourse de Wall Street, à New York. Wall Street a marqué une pause vendredi en raison d'une correction de ses valeurs financières mais ces dernières pourraient amplifier l'élan qui les porte depuis la victoire inattendue de Donald Trump à l'élection présidentielle du 8 novembre si ce dernier applique son programme. /Photo prise le 21 octobre 2016/Brendan McDermid

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a marqué une pause vendredi en raison d'une correction de ses valeurs financières mais ces dernières pourraient amplifier l'élan qui les porte depuis la victoire inattendue de Donald Trump à l'élection présidentielle du 8 novembre si ce dernier applique son programme.

Vendredi, l'indice Dow Jones a cédé 0,11% mais le S&P-500, plus large, a pris 0,04% et le Nasdaq Composite a avancé de son côté +0,09%.

Ce surplace de la Bourse de New York a surtout été le fait de l'indice S&P 500 du secteur financier, qui accusé vendredi la plus forte baisse du jour avec un recul de 0,94%.

Mais, malgré ce repli, cet indice affiche un gain de plus de 13% depuis le succès électoral de Donald Trump, inscrivant la meilleure performance sectorielle sur la période, devant l'industrie et l'énergie, qui ont tous deux pris quelque 7% depuis la clôture du 8 novembre. Le S&P 500 a lui gagné 2,4%.

Si on ne prend en compte que les banques, la progression est encore plus marquée, avec un gain de plus de 17% pour l'indice S&P 500 regroupant les grosses capitalisations boursières du secteur et un bond de plus de 20% pour l'indice S&P 600 des petites capitalisations boursières.

A moins d'un mois de la fin de l'année, le S&P 500 affiche un gain de plus de 7% depuis le début de 2016 contre une hausse de plus de 16% pour le S&P 500 financier et le S&P 500 bancaire et une envolée de 33% pour le S&P 600 des petites capitalisations bancaires.

Les banques de petite taille pourraient voir leur bénéfice du quatrième 2017 augmenter de 40% si les projets de Donald Trump en matière de réglementation du secteur et de fiscalité des entreprises étaient mis en oeuvre, a estimé Brad Milsaps, analyste chez Sandler O'Neill.

Ce dernier n'a toutefois pas encore formellement changé ses estimations, préférant attendre de voir les premiers pas de la nouvelle administration Trump, qui s'installera à la Maison blanche le 20 janvier.

DERNIERS INDICATEURS AVANT LA RÉUNION DE LA FED

L'homme d'affaires n'a pas encore fini de constituer son équipe mais celui qu'il a choisi pour le poste de secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a déjà dit mercredi vouloir réformer la fiscalité, réaffirmant la volonté de Donald Trump de ramener le taux de l'impôt sur les sociétés à 15% alors que son taux maximal est aujourd'hui de 35%.

Il a également critiqué la loi américaine de régulation bancaire Dodd-Frank, adoptée en 2010 après la crise financière, la jugeant trop compliquée et nuisible au crédit et à la croissance.

"Il faudra voir pendant combien de temps le rallye bancaire peut encore durer tant qu'on ne verra pas des signes concrets, de la part de la (nouvelle) administration, des changements à venir en matière de réglementation ou de taux d'imposition", a déclaré Brad Milsaps.

La perspective de voir les taux d'intérêt être relevés dans moins de deux semaines - plus de 90% des intervenants de marché en sont convaincus - a également été un facteur de soutien du secteur bancaire.

La semaine à venir sera marquée les derniers indicateurs macro-économiques - dont les commandes à l'industrie (mardi), les inscriptions hebdomaires au chômage (jeudi) et la première estimation de l'indice de confiance de l'université du Michigan (vendredi) - avant l'ultime réunion de politque monétaire de la Réserve fédérale de l'année 2016, prévue les 13 et 14 décembre.

Selon les analystes financiers, les petites banques domestiques devraient davantager bénéficier d'un changement de cadre réglementaire que les grands noms du secteur, dans le sens où elles pourraient croître plus vite et procéder à davantage opérations de croissance externe.

Ces établissements de taille modeste, centrées sur les Etats-Unis, sont également à l'abri des fluctuations des taux de change, le dollar ayant fortement progressé depuis la victoire de Donald Trump.

"Il y a sans conteste plus d'opportunités du côté des banques régionales", a déclaré David Lebovitz, chargé de la stratégie marchés mondiaux chez JPMorgan Asset Management.

Autre élément favorable pour les bénéfices des banques : l'augmentation de l'écart de rendement entre les emprunts du Trésor à long et ceux à court terme. Depuis l'élection du 8 novembre, le "spread" entre les Treasuries à 10 ans et ceux à deux ans a augmenté de près de 30 points de base, inscrivant jeudi un pic d'un an.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

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