16 novembre 2016 / 12:37 / il y a 9 mois

Les places européennes reculent à la mi-séance

Les principales Bourses européennes sont dans le rouge mercredi à mi-séance après une matinée hésitante, tandis que les rendements en zone euro se tendent à nouveau et que le dollar a touché un plus haut de près de 14 ans face à un panier de devises. À Paris, le CAC 40 perd 0,64% à 4.507,20 points vers 12h05 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,56% et à Londres, le FTSE abandonne 0,53%. /Photo d'archives/Kai Pfaffenbach

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les principales Bourses européennes sont dans le rouge mercredi à mi-séance après une matinée hésitante, tandis que les rendements en zone euro se tendent à nouveau et que le dollar a touché un plus haut de près de 14 ans face à un panier de devises.

À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,64% à 4.507,20 points vers 12h05 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,56% et à Londres, le FTSE abandonne 0,53%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,63%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro cède 0,25% et le Stoxx 600 0,20% après deux séances de hausse d'affilée.

La Bourse d'Athènes fait exception avec un gain de 2,24% dans un contexte de reprise de la croissance et de réduction du déficit public.

Athènes espère en outre que la visite de deux jours de Barack Obama en Grèce contribuera à convaincre ses créanciers d'alléger sa dette.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en repli de l'ordre de 0,3 à 0,4%. L'équipe de transition de Donald Trump, déjà remaniée vendredi, a enregistré mardi un nouveau départ, sur fond de dissensions qui menacent d'interférer avec le processus de transition.

Les rendements des obligations souveraines à 10 ans italienne, espagnole et portugaises grimpent de sept à 14 points de base, après un début de semaine en dents de scie avec une forte hausse lundi, suivie d'une rechute mardi.

"Il y a encore beaucoup d'incertitudes sur ce que sera la politique de Trump et comment elle affectera l'Europe", dit le stratège d'ING Benjamin Schroeder.

D'un côté, la perspective d'une politique de relance de la croissance et de l'inflation tend à pousser les actions, le dollar et les rendements obligataires à la hausse dans les pays développés. De l'autre, le protectionnisme affiché par le futur président des Etats-Unis pourrait porter atteinte aux marchés émergents et aux perspectives de la croissance mondiale dans son ensemble.

Au Japon, les rendements des emprunts à deux et cinq ans ont atteint eux aussi des plus hauts depuis le 1er février, à respectivement -0,12% et -0,075%, et celui du 10 ans est remonté en territoire positif pour la première fois depuis septembre en réaction à une adjudication difficile de papier à cinq ans la veille et aussi dans l'anticipation d'une politique inflationniste de Donald Trump.

Une série de résultats et autres nouvelles de sociétés animent la cote.

A Paris, Bouygues gagne 4,5%, plus forte hausse du CAC et de l'EuroFirst, après un résultat opérationnel trimestriel en hausse.

Schneider Electric en revanche perd 2,7%, plus net recul du CAC, à la suite du placement par Bpifrance et Credit agricole de 1,85% du capital.

A Francfort, Bayer perd encore plus de 5%, plus forte baisse de l'EuroFirst 300, après avoir placé pour quatre milliards d'euros d'obligations convertibles pour financer son projet d'achat de Monsanto.

De même, Hugo Boss trébuche de 9,45%. Le styliste allemand ne prévoit un retour à la croissance qu'en 2018, après une année de transition en 2017, en dépit des mesures d'économies mises en place cette année.

Sur le marché des changes, le dollar a atteint un plus haut de près 14 ans face à un panier de devises de référence et est à ses plus hauts niveaux en près d'un an contre l'euro dans un contexte où cambistes et banquiers commencent à évoquer la possibilité d'un retour à la parité euro/dollar.

Le pétrole perd une partie de ses gains d'environ 6% de la veille dans l'espoir que l'Opep parvienne à mettre en oeuvre son accord de réduction de la production. Le marché attend les chiffres officiels des stocks américains après l'annonce la veille, par l'association American Petroleum Institute (API), d'une hausse surprise des stocks américains la semaine dernière.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison

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