7 novembre 2016 / 14:04 / il y a 9 mois

Farfetch envisage une mise en Bourse d'ici 2 à 3 ans

Jose Neves, le fondateur et le PDG de Farfetch. Le site spécialisé dans la vente de mode haut de gamme et valorisé autour de 1,5 milliard de dollars lors d'une levée de fonds en mai 2016, envisage une mise en Bourse d'ici 2 à 3 ans, déclare le PDG. /Photo d'archives/Eric Gaillard

PARIS (Reuters) - Farfetch, site spécialisé dans la vente de mode haut de gamme et valorisé autour de 1,5 milliard de dollars lors d'une levée de fonds en mai 2016, envisage une mise en Bourse d'ici 2 à 3 ans, a déclaré à Reuters son fondateur et PDG.

En pleine croissance, le site a été un pionnier, optant pour un modèle original de place de marché dédiée au luxe.

Créé en 2008, Farfetch héberge des boutiques indépendantes multimarques, permettant à des détaillants souvent pointus d'avoir un large accès à la clientèle du luxe et aux designers peu connus de disposer d'une vaste vitrine en ligne.

Le site compte aujourd'hui plus de 500 boutiques qui distribuent également les grandes marques, comme la française L'Eclaireur ou les américaines Maxfield, à Los Angeles, ou Fivestory, à New York.

"Une fois que nous aurons achevé notre phase d'investissements intensifs, dans deux ou trois ans, nous pourrons envisager une introduction en Bourse si les conditions de marché le permettent", a déclaré Jose Neves en marge d'une conférence sur le luxe organisée à Paris ce week-end par le magazine Vogue.

"Ce sera la prochaine grande étape pour l'entreprise", a-t-il ajouté, indiquant que la cotation pourrait intervenir à Londres, aux Etats-Unis ou à Hong Kong, Farfetch réalisant 25% de son chiffre d'affaires en Asie et 33% aux Etats-Unis.

Pour l'heure, Farfetch se concentre sur ses investissements dans ses outils technologiques - cruciaux pour conserver son avantage compétitif - et l'ouverture de nouveaux bureaux.

L'entreprise connaît une croissance moyenne annuelle de 60% et a réalisé en 2015 un volume d'affaires (ventes réalisées par les magasins, sur lesquelles le site prélève une commission) de 800 millions de dollars, contre 500 millions en 2015.

Souvent peu connus du grand public mais très recherchés par une clientèle pointue et informée, plus de 1.500 designers sont répertoriés sur le site.

"Notre popularité vient de la sélection unique de designers que nous proposons", a ajouté Jose Neves.

Farfetch propose selon lui deux fois plus de créateurs que le grand magasin de luxe américain Neiman Marcus ou le site Yoox-Net-A-Porter.

En mai dernier, Farfetch a levé 110 millions de dollars, une opération qui a vu l'entrée à son capital de la société d'investissement Eurazeo, du fonds souverain singapourien Temasek et du fonds chinois de capital risque IDG Capital Partners.

Encore déficitaire, Farfetch, qui compte une douzaine de bureaux dans le monde et emploie 1.200 personnes, "devrait être rentable à moyen terme", a précisé son PDG.

Jose Neves a également indiqué avoir observé une forte accélération des ventes au troisième trimestre, à l'image des groupes de luxe comme LVMH, Kering ou Hermès dopés par un rebond de la demande de la clientèle chinoise.

Edité par Dominique Rodriguez

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