21 juin 2015 / 14:51 / il y a 2 ans

Nouvelle offre d'Athènes pour échapper à la faillite

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a appelé dimanche la chancelière allemande, le président français et le président de la Commission européenne pour leur présenter de nouvelles propositions en vue d'un accord à même de sauver Athènes de la faillite. /Photo prise le 18 juin 2015/REUTERS/Yannis Behrakis

ATHENES/BRUXELLES (Reuters) - Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a appelé dimanche la chancelière allemande, le président français et le président de la Commission européenne pour leur présenter de nouvelles propositions en vue d‘un accord à même de sauver Athènes de la faillite.

Les institutions représentant les créanciers internationaux de la Grèce se réunissent ce dimanche à 15h00 GMT, à la veille d‘un sommet extraordinaire de la zone euro, a-t-on appris de sources diplomatiques.

La réunion ne sera productive que si la proposition d‘Athènes est disponible, ce qui n‘était pas le cas peu avant le début de la réunion, ont ajouté les sources

Après des mois de négociations tendues avec ses bailleurs de fonds, le gouvernement grec s‘est dit prêt dimanche à faire des concessions pour obtenir le déblocage d‘une nouvelle tranche d‘aide de 7,2 milliards d‘euros, tandis que les Grecs retiraient leurs économies en masse.

A l‘approche du sommet de lundi, convoqué pour sortir ces négociations de l‘impasse, on ignore toutefois si les concessions d‘Alexis Tsipras, élu en janvier en promettant de mettre un terme à l‘austérité, permettront de débloquer la situation.

Syriza, le parti d‘extrême gauche dont il est issu, a invité les Grecs à se rassembler dimanche pour “adresser un fort message de résistance” aux bailleurs internationaux qui leur réclament de nouveaux sacrifices.

Le ton monte également en Allemagne, où l‘aile bavaroise de la CDU invite Angela Merkel à faire preuve de fermeté face à Athènes, y compris au risque d‘une sortie de la zone euro.

La Grèce, à court d‘argent, doit rembourser 1,6 milliard d‘euros au Fonds monétaire international (FMI) le 30 juin. Si elle ne parvient pas à conclure avant cette date avec ses créanciers un accord “argent frais contre réformes”, elle sera en cessation de paiement, une situation inédite pour la zone euro qui pourrait aboutir à ce “Grexit”.

“HOLOCAUSTE SOCIAL”

La rupture des négociations, le week-end dernier, entre Athènes et ses créanciers, a entraîné une ruée vers les guichets des banques grecques et des mesures de contrôle des capitaux pourraient être nécessaires à brève échéance en l‘absence d‘accord.

Dimanche, Alexis Tsipras a donc appelé Angela Merkel, François Hollande et Jean-Claude Juncker.

“Le Premier ministre a présenté aux trois dirigeants une proposition grecque en vue d‘un accord mutuellement bénéfique qui apportera une solution définitive sans repousser le problème”, disent ses services dans un communiqué diffusé alors que le gouvernement était réuni en conseil des ministres.

Si les propositions de Tsipras ne sont pas acceptables pour son parti, il sera contraint de convoquer des élections anticipées ou de demander aux Grecs de lui renouveler leur confiance dans le cadre d‘un référendum.

Les mesures d‘austérité exigées par le Fonds monétaire international, l‘Union européenne et la Banque centrale européenne ont entraîné une baisse de 25% du PIB, de larges coupes dans les salaires et les retraites et une aggravation du chômage, qui touche un actif sur quatre. Le gouvernement s‘est jusqu‘ici opposé à de nouvelles coupes dans les dépenses de retraites.

Selon un élu de Syriza, les idées avancées jusqu‘ici par Jean-Claude Juncker auraient entraîné un “holocauste social”.

“La démocratie ne peut pas être bafouée. La dignité ne se marchande pas”, dit le parti dans son appel à manifester dimanche.

Tout le week-end, les dirigeants européens sont restés en contact étroit pour préparer le sommet extraordinaire de lundi.

En visite à Milan, où il s‘est entretenu avec le président du Conseil italien Matteo Renzi, François Hollande a répété qu‘il fallait “tout faire pour que la Grèce puisse rester dans la zone euro, dans le respect des engagements qui ont été pris”.

Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Patrick Vignal

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