11 juin 2015 / 09:47 / dans 3 ans

Le risque d'un défaut grec augmente, dit Jens Weidmann

FRANCFORT (Reuters) - Le risque d‘un défaut de paiement de la Grèce augmente de jour en jour et le temps presse pour conclure un accord, a déclaré jeudi Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, la banque centrale allemande.

Le risque d'un défaut de paiement de la Grèce augmente de jour en jour et le temps presse pour conclure un accord, a déclaré jeudi Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, la banque centrale allemande. /Photo prise le 25 avril 2015/REUTERS/Ints Kalnins

“Il y a une détermination forte pour aider la Grèce”, a-t-il dit dans un discours prononcé à Londres. “Mais le temps presse et le risque de cessation de paiement augmente de jour en jour.”

“Les effets de contagion d‘un tel scénario sont certainement mieux contenus qu‘ils ne l‘étaient dans le passé mais ils ne doivent pas être sous-estimés”, a-t-il ajouté, en précisant que les principaux perdants dans cette éventualité seraient “la Grèce et le peuple grec.”

FÉBRILITÉ OBLIGATAIRE

Jens Weidmann, qui siège au conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), s‘est également exprimé sur la récente flambée des rendements obligataires, menée par ceux des Bunds allemands.

Jugeant que la volatilité observée actuellement sur les marchés n‘est pas exceptionnellement élevée, il a estimé qu‘il s‘agissait d‘un retour à la normale après le plongeon consécutif au lancement du programme de rachat massif d‘actifs de la BCE.

“Selon moi, la récente hausse des rendements peut en grande partie s‘expliquer par une correction d‘un dépassement des marchés, une sorte de re-normalisation”, a-t-il déclaré.

Opposant de longue date au programme d‘assouplissement quantitatif (QE) de la BCE, Jens Weidmann a mis en garde contre son rapport bénéfices-risques selon lui défavorable.

Il juge en effet que les effets positifs en termes d‘accélération de la normalisation de l‘inflation pourraient être surpassés par les effets délétères liés au fait que certains pays seront moins incités à mettre en place les réformes économiques indispensables.

Francesco Canepa, Marc Angrand et Myriam Rivet pour le service français

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