28 janvier 2015 / 10:19 / dans 3 ans

La nouvelle Alpine de Renault lancée fin 2016

Concept car préfigurant la nouvelle Alpine, en marge du Grand Prix de Monaco de Formule Un 2012. La future voiture de sport Alpine du groupe Renault sera lancée fin 2016 et devrait être commercialisée en Europe et sur les principaux marchés émergents l'année suivante. /Photo d'archives/REUTERS/Olivier Anrigo

PARIS (Reuters) - La future voiture de sport Alpine du groupe Renault sera lancée fin 2016 et devrait être commercialisée en Europe et dans les principaux marchés émergents l‘année suivante, a déclaré mercredi le PDG d‘Alpine, Bernard Ollivier, dans une interview à Reuters.

Le véhicule, une berlinette légère avec moteur à l‘arrière et finitions haut de gamme, consacrera la relance d‘une marque qui fête ses 60 ans cette année mais dont la production s‘est arrêtée en 1995.

Fabriquée dans l‘usine Renault de Dieppe (Seine-Maritime), elle sera également commercialisée en Chine, au Japon, en Amérique latine et dans les pays du Golfe d‘ici à la fin de 2017, en nombre relativement limité.

“L‘ordre de grandeur, en moyenne, sera un volume autour de 3.000 voitures (par an), avec un pic, au début, autour de 5.000 grâce à l‘effet de nouveauté”, a déclaré Bernard Ollivier en marge du Festival automobile international à Paris.

Parmi les concept cars présentés au festival, Alpine a dévoilé un véhicule ultrasportif ne préfigurant pas la voiture de série mais adressant plusieurs clins d‘oeil à ses célèbres devancières.

Le bolide, conçu pour le jeu vidéo “Gran Turismo”, reprend notamment le dessin des antibrouillards de l‘A110, championne du monde des rallyes en 1973.

PAS UNE VOITURE RETRO

Les artisans de la relance d‘Alpine, actuellement à pied d‘oeuvre au Technocentre Renault de Guyancourt (Yvelines) et à Dieppe, la plus petite des usines du constructeur, doivent jongler entre la nostalgie qui entoure Alpine et les exigences de modernité d‘une nouvelle clientèle située surtout hors d‘Europe.

“Il n‘est pas facile de relancer une marque parce qu‘il faut faire d‘un coup un grand saut dans le temps pour arriver à aujourd‘hui”, souligne Bernard Ollivier.

“Nous avons des amoureux passionnés de cette marque (...) mais la clientèle d‘aujourd‘hui, quand elle mettra 50.000 euros minimum pour acheter notre voiture, elle attend des choses modernes en termes de technologie, de qualité, elle n‘attend pas du rétro.”

Le site de Dieppe, qui produit actuellement la version sportive de la Clio 4, assemblera aussi une partie des Autolib du groupe Bolloré à compter du second semestre.

Si le design final de l‘Alpine de série est un secret jalousement gardé, la marque jouera résolument la carte de l‘élégance et du luxe à la française avec par exemple un style moins italien que l‘Alfa 4c et une plus grande agilité à faible vitesse que la Porsche Cayman, deux références face auxquelles elle tentera de se distinguer.

Relancé par Carlos Tavares avant qu‘il quitte Renault pour prendre la tête de PSA Peugeot Citroën, le projet Alpine a été porté pendant deux ans au sein d‘une coentreprise avec Caterham. En juin dernier, Renault a racheté la participation de son partenaire britannique et est monté à 100% dans le projet.

Alpine cultivera toutefois sa différence avec les deux autres marques du constructeur - et l‘image plus familiale de Renault ou plus low cost de Dacia. La future voiture n‘arborera ainsi comme logo que le “A fléché” d‘Alpine, et non plus le losange de Renault que l‘on trouvait sur le capot de l‘A110.

Edité par Matthias Blamont

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