17 septembre 2014 / 12:32 / dans 3 ans

La France aura au Mondial des voitures à 1 ou 2 litres aux 100

Les deux constructeurs automobiles français proposeront au prochain Mondial des prototypes de voitures à essence consommant un à deux litres aux 100 kilomètres, contre trois à quatre dans le meilleur des cas aujourd'hui. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler

PARIS (Reuters) - Les deux constructeurs automobiles français proposeront au prochain Mondial des prototypes de voitures à essence consommant un à deux litres aux 100 kilomètres, contre trois à quatre dans le meilleur des cas aujourd‘hui.

Dans le cadre du programme lancé en 2012 par le gouvernement, PSA Peugeot Citroën présentera à ce salon qui se tiendra début octobre sa technologie “Hybrid Air”, hybridation entre un moteur essence et un système à air comprimé qui permet d‘abaisser à deux litres aux 100 la consommation de carburant.

Renault dévoilera de son côté son prototype “Eolab”, un hybride essence-électrique rechargeable sans embrayage consommant seulement un litre tous les 100 kilomètres.

“Deux litres aux 100, ou 50 grammes de CO2 au kilomètre, ça correspond à la moitié de ce qui sera exigé réglementairement en 2021 par la communauté européenne”, a déclaré Guillaume Devauchelle, directeur de l‘Innovation chez Valeo et responsable de la recherche au comité technique de la Plateforme de la filière automobile (PFA).

“C‘est un objectif vraiment difficile à atteindre et qui, quelque part, nous place cinq ans en avance par rapport à l‘état de l‘art.”

Au sein de la PFA, tous les grands acteurs français de la filière ont apporté leur touche personnelle au projet : Michelin propose des pneus plus étroits pour limiter la résistance au roulement, Faurecia et Plastic Omnium ont travaillé sur l‘allègement des véhicules tandis que Valeo a élargi les fonctions de son stop & start, premier stade le l‘hybridation d‘une voiture.

Pour répondre aux normes d‘émissions de plus en plus sévères et réduire toujours plus la consommation, l‘industrie automobile a développé la plus large palette de technologies de motorisation de son histoire. Mais personne ne sait encore laquelle s‘imposera durablement, du thermique classique à cylindrée réduite à l‘électrique pur, en passant par toutes les solutions hybrides plus ou moins poussées.

Les constructeurs du monde entier y consacrent une grande partie de leur effort de recherche, mais contrairement aux Allemands qui misent sur des technologies de pointe parfois onéreuses, la France a fixé comme ambition au programme que le véhicule reste économique. La voiture à deux litres devra être vendue à l‘horizon 2020 au prix d‘une citadine diesel, soit environ 15.000 euros.

Sans attendre, Renault devrait inclure de l‘hybride rechargeable dans sa gamme à partir de 2018. Quant à PSA, qui maintenant regarde aussi cette technologie après avoir beaucoup misé sur l‘hybride diesel, plus cher, il n‘a toujours pas trouvé de partenaire pour industrialiser son hybride à air comprimé.

“Hybrid Air est aujourd‘hui mature, mais les conditions économiques qui en assurent la rentabilité ne sont pas réunies”, a déclaré Gilles Le Borgne, directeur de la R&D du groupe PSA, au cours de la conférence de presse. “Donc, nous attendons avant d‘en commencer l‘industrialisation.”

Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez

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