5 septembre 2014 / 17:23 / il y a 3 ans

Michel Sapin veut des initiatives européennes en plus de la BCE

FEYZIN Rhône) (Reuters) - Le ministre français des Finances a une nouvelle fois défendu vendredi la nécessité d‘initiatives européennes pour relancer l‘économie et assuré que la France était soutenue par l‘ensemble de ses partenaires quand elle défend une “adaptation” du rythme de réduction de ses déficits à l‘environnement dégradé.

Michel Sapin a défendu vendredi la nécessité d'initiatives européennes pour relancer l'économie et assuré que la France était soutenue par l'ensemble de ses partenaires quand elle défend une "adaptation" du rythme de réduction de ses déficits à l'environnement dégradé. /Photo prise le 22 janvier 2014/REUTERS/Yves Herman

En visite dans une entreprise de Feyzin, dans la banlieue lyonnaise, Michel Sapin a estimé que, avec la nouvelle baisse de taux annoncée la veille, la Banque centrale européenne avait “tenu compte” de la situation actuelle, marquée par une croissance et une inflation trop faibles.

“Elle a pris des décisions très fortes, qui vont permettre de faire diminuer la valeur de l’euro, d’avoir des taux d’intérêt très faibles, qui vont permettre de ranimer l’économie”, a-t-il dit.

“Mais ça ne suffit pas. Il faut aussi que l’Europe prenne des décisions dans le domaine budgétaire”, a ajouté Michel Sapin.

Le gouvernement a reconnu le mois dernier que la croissance de l‘économie française devrait cette année s‘inscrire autour de 0,5%, soit moitié moins que prévu, et que le déficit public devrait dépasser 4% du PIB, ce qui met quasiment hors d‘atteinte l‘objectif promis de 3% en 2015.

Quant à savoir si Paris s‘apprêtait à demander un nouveau délai pour y parvenir, Bruxelles ayant accepté en 2013 de reporter cet objectif de deux ans, le ministre a déclaré :

“C’est une question à laquelle j’aurai à répondre lorsque le budget sera discuté avec mes partenaires européens puisque la question n’est pas française mais européenne.”

“La position de la France, qui est partagée par l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement, est qu’il faut que nous adaptions le rythme de la diminution des déficits à la situation d’aujourd’hui”, a-t-il encore dit.

“Car ce que nous voulons, c’est de la croissance et de l’emploi, il faut prendre les bonnes décisions pour permettre cette croissance”.

Michel Sapin, qui a indiqué cette semaine que les économies publiques prévues l‘an prochain ne seraient pas au rendez-vous du fait de la faible inflation, a une nouvelle fois confirmé que l‘effort de 50 milliards d‘euros inscrit sur 2015-2017 serait mené à bien.

“Nous le ferons. Si on ne finance pas les réformes et la diminution du déficit par des économies, alors ça sera par l’impôt, et ce n’est pas la bonne solution”, a-t-il dit.

“Elle été très utilisée avant 2012. Et aussi après 2012, j’en ai ma part de responsabilité car j’étais au gouvernement, mais c’était peut-être inévitable, il y avait une forme d’urgence avec la crise de l’euro. Aujourd’hui, non ! Il faut continuer à diminuer les déficits, à financer les réformes, mais par des économies et non des augmentations d’impôts.”

Catherine Lagrange, édité par Yann Le Guernigou

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