20 août 2014 / 07:39 / dans 3 ans

Deux réacteurs nucléaires belges en sursis

Deux réacteurs nucléaires belges -Tihange 2 et Doel 3 (photo)- exploités par Electrabel, filiale de GDF Suez, pourraient rester à l'arrêt jusqu'au printemps ou ne jamais redémarrer, selon la radiotélévision publique VRT. /Photo prise le 20 août 2014/REUTERS/Francçois Lenoir

BRUXELLES/PARIS (Reuters) - Deux réacteurs nucléaires belges exploités par Electrabel, filiale de GDF Suez, pourraient rester à l‘arrêt jusqu‘au printemps ou ne jamais redémarrer, selon la radiotélévision publique VRT, ce qui fait baisser l‘action du producteur français d‘énergie en Bourse.

L‘autorité belge de sûreté nucléaire a ordonné la mise à l‘arrêt des réacteurs Tihange 2 et Doel 3, d‘une capacité respective de 1.008 et 1.006 mégawatts, après la découverte de microfissures dans les parois des cuves principales au cours de l‘été 2012.

Relancés en mai 2013, ils ont été à nouveau arrêtés en mars dernier pour des tests supplémentaires à l‘issue d‘inspections. Les premiers résultats de ces tests montrent que leurs parois sont fortement fragilisées, a rapporté mardi la VRT, citant des sources informées.

Si les résultats des tests devaient être confirmés, Doel 3 et Tihange 2 ne pourraient redémarrer qu’au printemps 2015, mais il y a un risque accru qu‘ils soient mis à l’arrêt définitivement, a ajouté la VRT.

La tranche 4 de Doel, dont la turbine est endommagée, est également inactive. A eux trois, les réacteurs à l‘arrêt représentent plus de la moitié des capacités de production nucléaires belges.

“Les tests progressifs sur Doel réalisés jusqu’à ce jour n’apportent pas d’éléments qui nous permettent de tirer des conclusions définitives et complètes dans un sens ou dans l’autre”, a commenté mercredi matin un porte-parole de GDF Suez.

“Il s’agit d’un programme de tests progressifs qui continue actuellement. Le timing du programme de test est maintenu à l’automne prochain. A l’issue de ce programme, un dossier de justification sera introduit auprès de l’AFCN (la sûreté nucléaire belge, NDLR), à qui il reviendra de statuer sur le redémarrage des deux réacteurs.”

En Bourse, la réaction est toutefois vive, le titre GDF Suez accusant la plus forte baisse du CAC 40 avec une baisse de 3,49% à 18,395 euros à 11h50 contre un recul de 0,5% pour l‘indice phare parisien.

“Cela fait plusieurs années qu‘il y a pas mal d‘incertitudes sur la situation des centrales de GDF en Belgique (...) La réaction (en Bourse, NDLR) est d‘autant plus forte que certains espéraient un redémarrage en début d‘année prochaine”, commente un vendeur actions en poste à paris.

La semaine dernière, Electrabel avait annoncé que le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Doel ne pourrait sans doute pas redémarrer avant la fin de l‘année, soit plusieurs mois plus tard que prévu jusqu‘à présent.

Robert-Jan Bartunek à Bruxelles et Alexandre Boksenbaum-Granier à Paris, avec Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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