7 août 2014 / 11:16 / il y a 3 ans

La Banque d'Angleterre laisse sa politique inchangée

La Banque d'Angleterre laisse sa politique monétaire inchangée mais ce statu quo pourrait être trompeur, les marchés s'attendant à voir émerger des dissensions au sein de l'institution sur l'opportunité de relever prochainement les taux d'intérêt. /Photo d'archives/Stefan Wermuth

LONDRES (Reuters) - La Banque d'Angleterre a laissé sa politique monétaire inchangée jeudi mais ce statu quo pourrait être trompeur, les marchés s'attendant à voir émerger des dissensions au sein de l'institution sur l'opportunité de relever prochainement les taux d'intérêt.

Les économistes et analystes interrogés la semaine dernière par Reuters avaient dit s'attendre à ce que la réunion de cette semaine soit la première au cours de laquelle l'un au moins des neuf membres du Comité de politique monétaire (MPC) se prononce en faveur d'une hausse du taux directeur, actuellement fixé à 0,5%, son plus bas niveau historique.

Tous avaient toutefois prédit un maintien de ce taux jeudi.

Les investisseurs devront attendre la publication du compte-rendu de la réunion, le 20 août, pour savoir si la décision a été votée à l'unanimité ou si des voix discordantes se sont élevées au sein du MPC.

Après la multiplication des signes de reprise de l'économie britannique, qui pourrait enregistrer une croissance de 3% cette année, les marchés prévoient pour l'instant un premier relèvement du taux directeur de la BoE de 25 points de base au premier trimestre 2015. La Banque d'Angleterre serait ainsi la première banque centrale d'un grand pays développé à relever ses taux depuis la crise financière.

Les spéculations sur ce scénario ont permis à la livre sterling de s'apprécier de plus de 10% entre juillet 2013 et le début du mois dernier face à un panier de devises de référence, même si elle s'est légèrement repliée ces dernières semaines.

Certains membres du MPC ont déclaré récemment qu'un resserrement de la politique monétaire pourrait se révéler nécessaire, le taux de chômage étant tombé à 6,5% sur les trois mois à fin mai, contre 7,8% un an plus tôt.

D'autres mettent au contraire en avant la faiblesse de la croissance des salaires pour arguer du fait que la reprise de l'emploi est encore loin d'alimenter l'inflation.

A 1,9% en juin, celle-ci est encore inférieure à l'objectif de la BoE.

La banque centrale pourrait en outre revoir à la baisse ses prévisions de croissance des salaires dans ses nouvelles prévisions économiques, attendues la semaine prochaine.

William Schomberg, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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