17 juillet 2014 / 13:39 / il y a 3 ans

Chômage et déficits lestés par la croissance faible en France

La reprise économique française devrait rester laborieuse et il faudra attendre 2016 pour que les déficits publics soient ramenés sous 3% du PIB, avec un an de retard sur les objectifs, et que s'amorce une décrue du chômage. Des économistes interrogés par Reuters anticipent une croissance limitée à 0,7% cette année, alors que le gouvernement s'en tient jusqu'ici à sa prévision initiale de 1,0%. /Photo d'archives/Jean-Paul Pélissier

PARIS (Reuters) - La reprise économique française devrait rester laborieuse et il faudra attendre 2016 pour que les déficits publics soient ramenés sous 3% du PIB, avec un an de retard sur les objectifs, et que s'amorce une décrue du chômage, selon des économistes interrogés par Reuters.

Interrogés entre le 10 et le 16 juillet, ces économistes anticipent une croissance limitée à 0,7% (prévision médiane) cette année, en léger retrait par rapport à celle de 0,8% escomptée lors d'une précédente enquête, alors que le gouvernement s'en tient jusqu'ici à sa prévision initiale de 1,0%.

L'écart entre les prévisions des experts et le scénario du programme de stabilité est encore plus grand pour les années suivent : 1,3% en 2015 et 1,5% pour 2016 contre respectivement 1,7% et 2,25% officiellement attendus.

"La France devrait connaître une période prolongée de croissance faible, plus faible que la moyenne historique et plus faible que la moyenne européenne", prédit Fabrice Montagné, économiste de la banque Barclays.

Pour lui, les effets des réformes et la consolidation budgétaire menées de pair par le gouvernement ne se diffuseront que "lentement et progressivement" dans l'économie.

Dans ce contexte, l'objectif d'un déficit public ramené à 3% du PIB en 2015, comme promis par Paris à ses partenaires européens après le nouveau délai qui lui a été accordé en 2013, ne serait pas atteint avant 2016.

Les économistes interrogés tablent en moyenne sur un déficit à 3,3% l'an prochain après 3,9% cette année, puis seulement 2,7% en 2016.

La faiblesse de la croissance pèsera aussi sur l'emploi et le taux de chômage devrait rester à 10,2% cette année et ne revenir sur le seuil de 10% qu'en 2016.

Brian Love, avec Yann Le Guernigou, édité par Sophie Louet

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