25 juin 2014 / 07:14 / il y a 3 ans

Le climat des affaires dégradé augure un PIB faible

PARIS (Reuters) - Le climat des affaires s‘est dégradé en juin en France, laissant augurer une croissance économique faible au deuxième trimestre et une fragilité pour les mois suivants.

LE CLIMAT DES AFFAIRES

L‘indicateur global a reculé de deux points à 92 contre 94 en mai et se maintient en deçà de sa moyenne de long terme située à 100.

L‘Insee ajoute que “l‘indicateur de retournement pour l‘ensemble des secteurs passe dans la zone indiquant une situation défavorable”.

Par secteurs, l‘indicateur de l‘industrie manufacturière a perdu un point à 98, alors que les économistes interrogés par Reuters l‘attendaient à 99.

Celui des services est stable à 90 et reste nettement en deçà de sa moyenne de longue période.

L‘indicateur du bâtiment a reculé de quatre points à 90, son plus bas niveau depuis 1997 si on l‘examine à la décimale près, et celui du commerce de détail a perdu deux points à 96.

Selon Philippe Waechter, chef économiste de Natixis AM, cette dégradation du climat des affaires signale que “le PIB du deuxième trimestre sera très faible”.

Victor Echevarria, de BNP Paribas, estime que ce résultat et les mauvais indices PMI fragilisent la prévision de la banque d‘une croissance du PIB de 0,25% au deuxième trimestre et celle d‘une croissance de 0,3% au troisième.

L‘Insee a annoncé mardi prévoir une hausse de 0,3% du PIB aux deuxième, troisième et quatrième trimestres, soit une croissance de 0,7% de l‘économie française en 2014.

LE GOUVERNEMENT RESTE OPTIMISTE

Le gouvernement a lui confirmé sa prévision d‘une croissance de 1% cette année, estimant que la réaction des entreprises au versement du crédit d‘impôt compétitivité emploi et à la baisse des cotisations prévue dans le pacte de responsabilité aura un effet positif supérieur à celui prévu par l‘Insee.

Selon les données publiées mercredi, l‘opinion des chefs d‘entreprises dans l‘industrie est quasi stable sur l‘activité passée et celle sur les perspectives personnelles est stable.

Mais les carnets de commande globaux et les carnets étrangers se dégradent fortement et une majorité d‘industriels les considèrent inférieurs à la normale.

Le solde sur les perspectives générales, qui représente l‘opinion des industriels sur l‘activité de l‘industrie dans son ensemble, se replie nettement, à un niveau inférieur à sa moyenne de long terme.

Dans un secteur du bâtiment en net recul, l‘indicateur de retournement passe en zone défavorable.

Dans ce secteur, “les entrepreneurs estiment que leur activité s‘est dégradée sur la période récente. Ils demeurent pessimistes sur leur activité dans les prochains mois”, écrit l‘Insee.

L‘emploi dans le bâtiment s‘est nettement dégradé, selon les chefs d‘entreprises, qui “sont beaucoup plus nombreux qu‘en mai à indiquer une baisse des effectifs passés et prévus”. Et les carnets de commande sont jugés inférieurs à la normale.

Dans le commerce, les ventes prévues, les intentions de commandes et les perspectives générales d‘activité fléchissent, indiquant ainsi que les chefs d‘entreprise restent pessimistes sur la situation globale du commerce.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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