28 mai 2014 / 06:38 / il y a 3 ans

Lagardère vise plus de 3% de croissance par an d'ici 2018

Arnaud Lagardère, gérant commandité du groupe de médias qui porte son nom. Lagardère vise une progression de son chiffre d'affaires supérieure à 3% par an à données comparables à l'horizon 2018 grâce à une réorientation de sa stratégie qui donnera la priorité à la croissance organique. /Photo prise le 12 mars 2014/Benoit Tessier

PARIS (Reuters) - Lagardère veut passer à la vitesse supérieure pour faire croître son chiffre d'affaires grâce à une réorientation de sa stratégie qui donnera la priorité à la croissance organique, sans exclure des acquisitions ciblées, au cours des cinq prochaines années.

La société dirigée par Arnaud Lagardère a communiqué mercredi des objectifs financiers pour la période 2013-2018 à l'occasion d'une journée investisseurs destinée à présenter la nouvelle feuille de route du groupe de médias qui vient d'achever un long nettoyage de son portefeuille d'activités.

Lagardère a dit viser une progression à données comparables de ses revenus supérieure à 3% par an d'ici à 2018, un objectif qualifié d'"offensif" par les analystes de Gilbert Dupont alors que le groupe a vu son chiffre d'affaires stagner ou reculer au cours des cinq derniers exercices.

La société compte aussi atteindre une hausse du résultat opérationnel de l'ordre de 5% par an en moyenne de 2013 à 2018, un objectif qui pourrait toutefois être ajusté une fois que des cessions programmées auront été concrétisées.

"Il est temps d'écrire une nouvelle page", a expliqué Arnaud Lagardère, gérant commandité de la société, devant les analystes financiers. "Il y a un important potentiel que nous pouvons débloquer pour faire croître la société", a-t-il ajouté.

Depuis qu'il a pris les rênes du groupe il y a dix ans, après le décès de son père Jean-Luc Lagardère, le dirigeant a vendu une série d'activités jugées non-stratégiques comme la presse magazine internationale et cédé une grande partie des participations minoritaires.

Cette stratégie s'est accélérée au cours des 18 derniers mois avec les ventes des parts dans EADS (devenu Airbus Group) et Canal+ France, ce qui a été salué en Bourse par un bond de près de 55% du titre l'an dernier en dépit de performances opérationnelles en demi-teinte.

ACQUISITIONS CIBLÉES

Ce recentrage désormais achevé pour l'essentiel, les projecteurs vont désormais se braquer à nouveau sur les résultats du groupe, présent dans l'édition, les médias, la distribution et le sport.

Dans une note publiée la semaine dernière, les analystes d'Exane BNP Paribas estimaient que la société devrait être en mesure de renouer avec la croissance après s'être débarrassée d'activités contre-performantes tout en jugeant que ses performances devraient rester inférieures à celles de ses pairs européens dans les médias.

Pour accélérer sa croissance, Lagardère veut orienter en priorité ses investissements vers ses marques phares et ses activités en forte croissance, en procédant si besoin à des "acquisitions ciblées".

Le groupe veut notamment se renforcer dans le numérique même si le bilan de ses acquisitions dans ce secteur apparaît jusque-là mitigé, a concédé Arnaud Lagardère.

Lagardère Publishing, numéro trois mondial de l'édition, veut aussi grandir aux Etats-Unis où il détient moins de 6% de parts de marché, afin notamment de peser davantage dans les discussions avec les géants de la distribution comme Amazon avec lequel il est actuellement en conflit.

Hachette a fait savoir mercredi soir qu'il comptait ne pas ménager ses efforts pour résoudre son différend avec Amazon et retrouver des "relations commerciales normales" avec le groupe américain, lequel ne s'est de son côté pas montré très optimiste sur une résolution "prochaine" du conflit.

Lagardère a également souligné que ses actifs moins performants avaient vocation à sortir du périmètre de la société, à l'image de son activité de distribution de presse LS Distribution, pour laquelle il espère conclure un accord d'ici la fin du premier semestre.

L'action Lagardère, a clôturé en hausse de 0,69% à 26,43 euros alors que le SBF 120 est resté quasiment inchangé (+0,08%).

Avec Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below