14 mai 2014 / 16:53 / il y a 3 ans

AstraZeneca attentif au prix et aux risques, dit son patron

Le directeur général d'AstraZeneca, Pascal Soriot, déclare dans une interview à Reuters, que le groupe pharmaceutique britannique est prêt à entamer des discussions de fusion avec Pfizer si le prix proposé est correct et si les risques opérationnels sont pris en compte. /Photo prise le 14 mai 2014/REUTERS/Luke MacGregor

LONDRES (Reuters) - AstraZeneca est prêt à entamer des discussions de fusion avec Pfizer si le prix proposé est correct et si les risques opérationnels sont pris en compte, a déclaré mercredi à Reuters le directeur général du groupe pharmaceutique britannique.

Pascal Soriot, dont la société a jusqu‘à présent opposé une fin de non-recevoir au géant américain, a insisté sur la viabilité d‘AstraZeneca en tant que groupe indépendant tout en reconnaissant que les actionnaires seraient fondés à attendre du conseil d‘administration qu‘il négocie avec Pfizer si celui-ci présentait une offre intéressante.

“Chaque actionnaire dit ‘au bon niveau et avec une offre appropriée vous devriez y réfléchir’, c‘est très clair. Mais personne ne nous a dit à quel prix exactement nous devrions engager des discussions”, a déclaré Pascal Soriot lors d‘une interview accordée à Reuters.

“Si l‘offre reflétait la valeur de l‘entreprise et répondait également à certaines de nos interrogations sur l‘intégration, le modèle de fonctionnement et les risques d‘exécution, alors nous devrions très certainement engager des discussions, sans aucun doute,” a-t-il déclaré.

La dernière offre de fusion de Pfizer, présentée le 2 mai, propose 50 livres par action pour créer le numéro un mondial de la pharmacie, valorisant AstraZeneca à 106 milliards de dollars (76,6 milliards d‘euros).

Le conseil d‘AstraZeneca a rapidement rejeté l‘offre et Pascal Soriot a affirmé que cette décision faisait l‘unanimité chez les actionnaires.

“Pas un seul actionnaire ne nous a dit, à moi ou au directeur financier ou au président, que nous aurions dû accepter l‘offre”, a déclaré le patron français.

Pascal Soriot, qui assure que le groupe s‘en sortirait très bien tout seul grâce à toute une série de nouveaux médicaments prometteurs, n‘a toutefois pas fermé totalement la porte à un éventuel rapprochement.

En plus du prix et du cash proposé dans une éventuelle nouvelle offre, AstraZeneca, a dit son patron, sera aussi attentif aux garanties sur les risques encourus par Pfizer dans la mise en oeuvre d‘une fusion complexe entre deux groupes tentaculaires.

Il a notamment cité les problèmes posés par le fait que Pfizer soit en train de réorganiser ses activités en trois pôles, ce qui pourrait ne pas être compatible avec la structure d‘AstraZeneca, dont l‘unité de biotechnologies MedImmune est par exemple transversale.

Le directeur général d‘AstraZeneca dit également redouter que l‘accent mis sur la science soit dilué dans le nouveau groupe ainsi que les répercussions, en termes d‘image, de la volonté de Pfizer d‘installer son siège social en Grande-Bretagne pour réduire ses impôts.

“Toutes ces questions devront faire l‘objet de discussions, mais la première étape est de recevoir une offre qui reflète la valeur de l‘entreprise”, a dit Pascal Soriot.

Mathilde Gardin pour le service français, édité par Véronique Tison

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