14 mai 2014 / 07:40 / il y a 4 ans

Le patron de Pfizer sous pression sur la recherche et l'emploi

LONDRES (Reuters) - Le directeur général de Pfizer fait à nouveau face ce mercredi aux parlementaires britanniques, inquiets des conséquences sur la recherche et l‘emploi d‘un projet d‘OPA du géant américain de la pharmacie sur AstraZeneca.

Le directeur général de Pfizer Ian Read, fait à nouveau face ce mercredi aux parlementaires britanniques, inquiets des conséquences sur la recherche et l'emploi d'un projet d'OPA du géant américain de la pharmacie sur AstraZeneca. /Photo prise le 13 mai 2014/REUTERS/Neil Hall

Ian Read, qui avait admis mardi qu‘une fusion se traduirait par des suppressions d‘emploi et une réduction des sommes dédiées à la recherche, retourne dans l‘arène pour une deuxième journée d‘auditions.

Pfizer propose actuellement 106 milliards de dollars (77,16 milliards d‘euros) pour ce qui représenterait la plus importante acquisition d‘une entreprise britannique par un concurrent étranger.

Le groupe américain, qui a déjà essuyé plusieurs refus de la part d‘AstraZeneca et qui s‘est engagé à maintenir 20% de ses effectifs de recherche en Grande-Bretagne, affirme que le numéro deux britannique de la pharmacie péricliterait sans le soutien de sa puissance financière.

Les parlementaires britanniques n‘ont pas le pouvoir de s‘opposer à une transaction, simplement celui de réclamer des assurances.

Les auditions ont débuté mardi devant la commission parlementaire des entreprises dont le président, Adrian Bailey, a rappelé que Pfizer avait été présenté comme une “mante religieuse” et un “requin affamé”.

La commission scientifique prend le relais mercredi avec de nouvelles critiques en perspective pour Pfizer et le souci pour les parlementaires de protéger le secteur de la recherche.

Le directeur général d‘AstraZeneca, le Français Pascal Soriot, a accusé mardi Pfizer de vouloir avant tout échapper au fisc américain en se relocalisant en Grande-Bretagne.

Le conseil d‘administration d‘AstraZeneca serait dans l‘obligation de considérer une offre de Pfizer si celle-ci était vraiment convaincante, a toutefois ajouté Pascal Soriot.

Le groupe américain présentera vraisemblablement une offre plus alléchante mais devrait attendre la fin des auditions parlementaires pour la dévoiler.

Bon nombre d‘analystes pensent que Pfizer devra non seulement augmenter son prix, le portant de 50 à 55 livres environ par action, mais aussi la proportion de cash de son offre, actuellement de 32%.

Patrick Vignal pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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