13 mai 2014 / 21:39 / il y a 4 ans

La poursuite de la crise ukrainienne néfaste à Moscou, estime FMI

BERLIN (Reuters) - L‘économie russe, qui pâtit déjà de la crise ukrainienne, pourrait s‘en trouver encore plus affectée si les tensions avec l‘Occident ne s‘apaisent pas, a estimé mardi la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde.

L'économie russe, qui pâtit déjà de la crise ukrainienne, pourrait s'en trouver encore plus affectée si les tensions avec l'Occident ne s'apaisent pas, estime la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde. /Photo prise le 13 mai 2014/REUTERS/Maurizio Gambarini/Pool

“Il est clair que la situation a déjà des conséquences”, a déclaré Christine Lagarde à l‘issue d‘une rencontre à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel et des dirigeants d‘organisations internationales.

“Nous avons révisé nos projections de croissance pour la Russie. Mais si les choses ne se règlent pas, la situation va évidemment se détériorer”, a-t-elle ajouté lors d‘une conférence de presse.

Pour 2014, le FMI table sur une croissance de l‘économie russe réduite à 0,2%, alors que sa précédente prévision était de 1,3%, similaire au taux enregistré en 2013.

Selon le FMI, les investisseurs sont effrayés par les sanctions liées à la crise ukrainienne décidées par les Etats-Unis, l‘Union européenne et le Japon.

Le FMI a décidé de fournir une aide de 17 milliards de dollars à l‘Ukraine, tout en soulignant que cette aide serait réexaminée si le pays perd des territoires à l‘est au profit des séparatistes pro-russes après avoir été amputé de la Crimée, annexée par la Russie en mars.

“En l‘absence de stabilité politique, stabiliser l‘économie va être difficile”, a déclaré Christine Lagarde.

Elle a ajouté qu‘une inflation faible et les risques géopolitiques “au coeur de l‘Europe” constituaient une menace pour la croissance mondiale, estimée par le FMI à 4,7% pour 2014.

Autre conséquence de la crise ukrainienne, onze responsables de grandes entreprises américaines et européennes ont décidé de ne pas participer au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, du 22 au 24 mai.

Seule une compagnie, toutefois, a reconnu que cette décision était due aux tensions politiques, les autres ne donnant aucun motif.

Parmi les groupes et sociétés dont les responsables ne figurent plus dans la liste des participants, on note ConocoPhillips, Airbus Group, Visa, Alcoa, Siemens, Citigroup, Morgan Stanley, Pepsi et Eni.

Andreas Rinke; Danielle Rouquié et Guy Kerivel pour le service français

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