11 mai 2014 / 12:53 / il y a 4 ans

Les discussions avec Pfizer progressent, selon David Cameron

LONDRES (Reuters) - Le gouvernement britannique a bien progressé pour obtenir du géant pharmaceutique américain Pfizer des garanties pour la recherche et l‘emploi en cas d‘acquisition de son concurrent britannique AstraZeneca, a déclaré dimanche David Cameron.

Le gouvernement britannique a bien progressé pour obtenir du géant pharmaceutique américain Pfizer des garanties pour la recherche et l'emploi en cas d'acquisition de son concurrent britannique AstraZeneca, a déclaré dimanche David Cameron. /Photos d'archives/REUTERS/Andrew Kelly/Darren Staples

Pfizer, qui a porté son offre à 106 milliards de dollars (76,6 milliards d‘euros) après avoir essuyé plusieurs refus de la part d‘AstraZeneca, pourrait présenter cette semaine une nouvelle proposition revue à la hausse.

Le gouvernement britannique ne ferme pas la porte mais reste vigilant.

“Je crois que la bonne chose à faire est de s‘impliquer, de discuter avec ces deux sociétés, comme je l‘ai fait avec mes ministres, pour s‘assurer d‘obtenir des garanties et d‘avoir le meilleur accord possible pour la Grande-Bretagne”, a déclaré le Premier ministre britannique sur la BBC.

“Nous avons fait beaucoup de progrès”, a-t-il ajouté.

Le ministre des Finances, George Osborne, a également défendu l‘interventionnisme du gouvernement britannique sur ce dossier.

“Nous sommes une économie ouverte et nous en bénéficions mais l‘intérêt économique national quand il s‘agit d‘une acquisition majeure comme celle-ci est qui va s‘occuper de la recherche, des emplois et de la production”, a-t-il dit samedi, également sur la BBC.

Pfizer réfléchit à l‘opportunité de présenter une nouvelle offre avant les auditions, prévues mardi et mercredi, des dirigeants des deux groupes par les parlementaires britanniques.

Au-delà de la classe politique britannique, des voix se sont élevées aux Etats-Unis contre l‘offre du groupe américain, de récentes acquisitions de Pfizer s‘étant soldées par des suppressions d‘emploi.

Deux gouverneurs américains, Martin O‘Malley (Maryland) et Jack Markell (Delaware), ont fait part vendredi de leurs “profondes inquiétudes” dans une lettre adressée au PDG de Pfizer, Ian Read. AstraZeneca emploie 5.700 personnes dans ces deux Etats.

Beaucoup, côté américain, redoutent de voir la promesse faite à Londres que le groupe issu de la fusion maintiendra en Grande-Bretagne 20% de ses équipes de recherche être tenue au détriment de l‘emploi aux Etats-Unis.

Les mêmes craintes agitent la Suède où Pfizer a établi un précédent fâcheux avec l‘acquisition en 2002 du groupe Pharmacia: le Premier ministre, Fredrik Reinfeldt, a dit redouter des pertes d‘emplois dans le pays si le nouveau projet de l‘américain aboutissait.

Kate Holton et Ben Hirschler; Patrick Vignal pour le service français

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