7 mai 2014 / 16:53 / il y a 4 ans

UE et Japon disent vouloir signer un accord commercial en 2015

BRUXELLES (Reuters) - L‘Union européenne et le Japon ont affiché mercredi leur détermination à conclure l‘an prochain un ambitieux accord de libre-échange, en dépit du scepticisme affiché des constructeurs automobiles européens quant à la bonne volonté de Tokyo.

Conférence de presse à Bruxelles du Premier ministre japonais Shinzo Abe, du président du Conseil européen Herman Van Rompuy et de celui de la Commission José Manuel Barroso. L'Union européenne et le Japon ont affiché mercredi leur détermination à conclure l'an prochain un ambitieux accord de libre-échange, en dépit du scepticisme affiché des constructeurs automobiles européens quant à la bonne volonté de Tokyo. /Photo prise le 7 mai 2014/REUTERS/Yves Herman

“Nous avons confirmé l‘importance d‘une conclusion rapide et 2015 est l‘objectif pour un accord de base”, a déclaré Shinzo Abe, le Premier ministre japonais lors d‘une conférence de presse avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et celui du Conseil, Herman Van Rompuy, à l‘issue d‘un sommet bilatéral à Bruxelles.

Les négociations sur ce projet d‘accord commercial ont débuté en avril 2013 et la Commission estime que leur succès pourrait ajouter jusqu‘à un point de pourcentage à la croissance de l‘économie de l‘Union comme à celle du Japon.

L‘UE et le Japon représentent à eux deux 27% du produit intérieur brut (PIB) mondial, précise la Commission.

Mais les groupes automobiles du Vieux continent, comme PSA Peugeot Citroën ou Fiat, mettent en avant les barrières opposées par Tokyo à leur accès au marché japonais et doutent de la capacité de Bruxelles à obtenir la levée de ces mesures.

La Commission et des Etats membres, parmi lesquels la France, avaient donc demandé aux négociateurs européens de mettre fin aux discussions au bout d‘un an si le Japon ne montrait pas une volonté d‘ouverture jugée suffisante.

Mercredi, José Manuel Barroso a déclaré ne voir “aucune objection” à la poursuite des négociations, une position qui devrait être confirmée par les Etats membres le 23 mai.

Selon un document que s‘est procuré Reuters, le Japon a accepté la majeure partie des conditions posées par Bruxelles à la poursuite des pourparlers mais l‘UE exige toujours la fin du régime fiscal préférentiel accordé aux “kei”, les petites voitures produites sur son sol.

L‘ACEA, l‘Association des constructeurs européens d‘automobiles, estime que les petites voitures européennes sont exclues de fait de 40% du marché japonais.

Robin Emmott; Marc Angrand pour le service français, édité par Nicolas Delamùe

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