17 avril 2014 / 11:19 / dans 4 ans

La stratégie industrielle de GE paraît porter ses fruits

(Reuters) - General Electric a annoncé jeudi une hausse de 12% de ses bénéfices industriels, de solides performances dans les turbines à gaz, les moteurs d‘avion et les équipements pétroliers ayant surmonté l‘accès de faiblesse des segments santé et transports.

Le directeur général de General Electric, Jeff Immelt. Le conglomérat, qui se recentre sur ses activités industrielles au détriment de sa filiale financière, fait état d'une hausse de 8% de son chiffre d'affaires industriel. /Photo d'archives/ REUTERS/Mike Segar

GE, qui se recentre sur ses activités industrielles au détriment de sa filiale financière, a fait également état d‘une hausse de 8% de son chiffre d‘affaires industriel; toutefois, le C.A. global est légèrement inférieur au consensus.

Vers 15h10 GMT, l‘action gagnait 2,18% à 26,69 dollars dans un marché stable, les intervenants saluant en outre un bénéfice au-delà des estimations des analystes.

“Il faut surtout retenir la croissance organique”, dit Tim Ghriskey (Solaris Asset Management). “Elle montre que le recentrage industriel est payant”.

Le directeur général Jeff Immelt réoriente le conglomérat vers la production de gros matériels industriels pour réduire sa dépendance envers GE Capital. C‘est ainsi que la contribution de GE Capital au bénéfice du groupe doit être ramenée de 45% environ en 2013 à 30% d‘ici 2016.

Jeff Immelt - qui entend également mettre l‘accent sur les cessions d‘actifs cette année - veut aussi améliorer les marges bénéficiaires et réduire les coûts administratifs d‘une structure qui emploie 307.000 personnes.

Le concurrent Honeywell International, qui a également publié ses comptes trimestriels jeudi, a fait état lui aussi d‘un bénéfice meilleur que prévu, grâce à ses ventes de turbochargeurs pour l‘automobile aux Etats-Unis et en Chine.

Ce bénéfice net se monte à 1,02 milliard de dollars, soit 1,28 dollar par action, contre 966 millions (1,23 dollar) un an auparavant et un consensus Thomson Reuters I/B/E/S donnant 1,26 dollar. Le chiffre d‘affaires a augmenté de 4% à 9,68 milliards de dollars (consensus: 9,74 milliards).

Honeywell a fixé en mars un objectif de CA annuel de plus de 50 milliards de dollars d‘ici 2018 et des dépenses d‘acquisition de 10 milliards. Le CA était de 39,1 milliards de dollars en 2013.

Il prévoit par ailleurs un BPA de 5,40 à 5,55 dollars cette année contre 5,35 à 5,55 dollars précédemment anticipés. Wall Street anticipe 5,54 dollars.

L‘action est pratiquement inchangée en matinée mais elle continue de surperformer celle de GE qui, jusqu‘à mercredi, perdait 7% depuis le début de l‘année, plus que ses concurrentes et que l‘ensemble du marché.

HAUSSE DE LA MARGE INDUSTRIELLE

Le bénéfice net de GE se monte lui à trois milliards de dollars, soit 30 cents par action, contre 3,53 milliards (34 cents par action) l‘an dernier, période marquée par l‘effet financier positif der la cession de NBCUniversal.

Hors exceptionnels, le BPA est de 33 cents, dépassant le consensus Thomson Reuters I/B/E/S qui le donnait à 32 cents.

Le chiffre d‘affaire a baissé de 2,1% au premier trimestre à 34,18 milliards de dollars (consensus: 34,36 milliards).

Les CA de ses deux principaux segments industriels, aviation et électricité et eau, ont tous deux augmenté de 14%, tandis que la division pétrole et gaz a vu le sien bondir de 27%.

Comme prévu, le segment transport, qui construit des locomotives, a fait pâle figure en raison d‘une conjoncture difficile dans le secteur minier. Le segment santé a vu son CA diminuer de 2% alors certains analystes prévoyaient une hausse.

La marge bénéficiaire industrielle de GE a augmenté à 13,4% contre 12,9% un an auparavant.

Le carnet de commandes global de GE était de 245 milliards de dollars. Celui des infrastructures s‘élevait à 23,7 milliards, sans changement par rapport à l‘an passé, ce qui a déçu certains analystes.

Le conglomérat a enfin réitéré ses principaux objectifs financiers de 2014, y compris celui d‘une croissance des bénéfices industriels de 10% au moins.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Benoît van Overstraeten

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below