4 avril 2014 / 17:08 / il y a 4 ans

Holcim et Lafarge discutent en vue d'une fusion

PARIS (Reuters) - Lafarge et Holcim ont annoncé vendredi être en discussions concernant un possible rapprochement, qui donnerait naissance au plus grand cimentier mondial, confirmant ainsi des spéculations ayant fait bondir l‘action du groupe français à un plus haut de quatre ans et demi en Bourse.

Holcim et Lafarge sont en discussions concernant un possible rapprochement, qui donnerait naissance au plus grand cimentier mondial. En Bourse, l'action du groupe français est à un plus haut de quatre ans et demi. De son côté, le groupe suisse a retrouvé son niveau de mai 2010. /Photo prise le 26 février 2014/REUTERS/Denis Balibouse

Les deux groupes, dans des communiqués séparés, précisent que les discussions sont fondées sur les principes d‘une fusion entre égaux et ajoutent qu‘aucun accord n‘a encore été conclu.

“Lafarge et Holcim estiment que, compte tenu de la forte complémentarité de leur portefeuille et de la proximité culturelle entre les deux sociétés, il existe une logique à examiner un tel rapprochement, dont la réalisation se traduirait par des effets positifs tant pour les clients et les salariés que pour les actionnaires des deux groupes”, écrivent-ils.

Auparavant, l‘agence Bloomberg, citant des personnes proches du dossier, avait rapporté que le cimentier français et son concurrent suisse discutaient d‘un projet de fusion afin de créer un groupe valorisé en Bourse plus de 50 milliards de dollars (36,5 milliards d‘euros).

Les analystes préviennent cependant que Lafarge et Holcim pourraient se heurter aux autorités de la concurrence.

“POSITION DOMINANTE”

“Il y aurait des problèmes potentiels de concurrence aux Etats-Unis, au Canada, au Brésil et en France, où une entité Lafarge-Holcim aurait une position dominante”, souligne Abdelkader Benchiha, analyste chez Natixis.

Il considère néanmoins qu‘une telle opération aurait du sens sur le plan industriel et géographique.

“Lafarge est fort en Afrique et au Moyen-Orient, où Holcim est pratiquement absent (...) Holcim a une position forte en Amérique latine, où Lafarge n‘est pas établi. En outre, en Asie, les implantations des deux sociétés montrent une certaine complémentarité”, ajoute l‘analyste.

Ion-Marc Valahu, gérant chez Clairinvest, souligne de son côté le besoin d‘une consolidation dans le secteur de la construction en raison des surcapacités.

Le titre Lafarge a fini en hausse de 8,9% à 64,09 euros dans des volumes ayant représenté 8,9 fois leur moyenne quotidienne des trois derniers mois sur NYSE Euronext, après avoir touché en séance un plus haut depuis octobre 2009, à 64,58 euros (+9,7%).

La valeur, qui progressait de seulement 1,5% à la mi-journée, a ainsi signé la plus forte hausse du CAC 40, en progression de 0,79%.

De son côté, Holcim a grimpé de 6,86%, dans des volumes équivalant à 5,4 fois leur moyenne quotidienne habituelle, après avoir retrouvé son niveau de mai 2010.

Le secteur européen de la construction s‘est octroyé 2,06%, plus forte hausse sectorielle en Europe, et l‘allemand Heidelbergcement 4,3%.

Avec Sudip Kar-Gupta et Blaise Robinson, édité par Dominique Rodriguez

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